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L'ONU rejette un recours de Londres sur Assange

L'organisation estime que Julian Assange est détenu arbitrairement depuis juin 2012. Cet avis, non contraignant, avait fait l'objet d'un recours de Londres.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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Un groupe de travail de l'ONU a rejeté un recours du Royaume-Uni contre son avis selon lequel le fondateur de WikiLeaks Julian Assange est détenu arbitrairement, a-t-on appris auprès du Haut-commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme.

Le groupe de travail sur les détentions arbitraires a statué sur ce recours lors de sa 77ème session, qui s'est tenue à Genève du 21 au 25 novembre dernier, selon un communiqué publié mercredi soir. Selon le Haut-commissariat, la procédure est terminée devant le groupe de travail, avec le rejet de la requête du Royaume-Uni.

Avis non contraignant

Le groupe de travail sur les détentions arbitraires, dont les avis ne sont pas contraignants, est rattaché au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il est composé de 5 experts indépendants : Sètondji Roland Adjovi (Bénin), José Antonio Guevara Bermúdez (Mexique), Leigh Toomey (Australie), Seong-Phil Hong (Corée du Sud) et Elina Steinerte (Lettonie).

Saisi notamment par Julian Assange, le Groupe de travail avait estimé en février 2016 que ce dernier est bien victime d'une détention arbitraire depuis juin 2012, date à laquelle il s'est réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède.

A la suite de cette décision, le Royaume Uni avait fait un recours devant le Groupe de travail, recours qui vient d'être rejeté.

Auditionné par les juges

Il y a 15 jours, Julian Assange, un Australien de 45 ans accusé de viol en Suède, a été auditionné à Londres, dans les locaux de l'ambassade d'Équateur par un procureur équatorien en présence d'une consoeur suédoise, Ingrid Isgren, magistrat instructeur adjoint. Aucun détail n'a été donné sur son déroulement, le parquet suédois invoquant le secret de l'instruction.

M. Assange nie le viol présumé pour lequel une Suédoise a porté plainte en août 2010.

D'après WikiLeaks, il a «pleinement coopéré» à l'interrogatoire, qu'il réclamait depuis longtemps, mais que le parquet s'est refusé pendant des années de mener dans ces conditions à Londres.

Julian Assange est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, émis dans le cadre de l'enquête déclenchée par la justice suédoise après la plainte en 2010. La Suède, après lui avoir permis de quitter son territoire cet été-là, a ensuite tenté de le faire arrêter par la justice britannique.

Une fois épuisés tous les recours formés pour éviter son extradition vers Stockholm, Julian Assange était entré dans l'ambassade équatorienne en juin 2012 pour y demander l'asile et n'a pas quitté les lieux depuis, reclus dans un petit appartement.

(AFP)

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