Passer au contenu principal

FranceOnzième Nuit debout place de la République

Un jardin a été aménagé au pied des arbres, pour la 11e nuit consécutive.

Des manifestants marseillais se sont retrouvés sur le cours Julien. (Image - samedi 9 avril 2016)
Des manifestants marseillais se sont retrouvés sur le cours Julien. (Image - samedi 9 avril 2016)
AFP
Le mouvement 'Nuit debout' essaime dans toute la France et a eu lieu dans une soixantaine de villes, ces derniers jours. Ici, un rassemblement sur le Cours Julien, à Marseille. (Image - samedi 9 avril 2016)
Le mouvement 'Nuit debout' essaime dans toute la France et a eu lieu dans une soixantaine de villes, ces derniers jours. Ici, un rassemblement sur le Cours Julien, à Marseille. (Image - samedi 9 avril 2016)
AFP
Le collectif «Convergences des luttes» à l'origine de cette initiative, avait appelé sur internet à poursuivre dans la nuit de jeudi à vendredi les manifestations contre la loi travail avec un sit-in pacifique appelé «Nuit debout».
Le collectif «Convergences des luttes» à l'origine de cette initiative, avait appelé sur internet à poursuivre dans la nuit de jeudi à vendredi les manifestations contre la loi travail avec un sit-in pacifique appelé «Nuit debout».
AFP
1 / 20

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche, au plus fort de la soirée, place de la République à Paris pour la 11e «Nuit debout» consécutive, autour notamment d'un «jardin debout» aménagé au pied des arbres, a constaté un journaliste de l'AFP.

Né le 31 mars à Paris, ce mouvement citoyen dépasse aujourd'hui largement l'opposition à la loi travail. La vaste esplanade draine une foule bigarrée, dont de nombreux jeunes, dans une ambiance de kermesse et de forum altermondialiste, entre stands, réunions de commissions et «assemblées générales».

«Il y a un consensus ici pour être pacifiste», soutient Bertrand, 28 ans, qui qualifie d'événement «relativement mineur» les incidents survenus dans la nuit de samedi à dimanche qui ont conduit à huit interpellations après qu'un groupe d'environ 300 personnes a voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls dans le XIe arrondissement. «Cela n'a pas douché notre enthousiasme», souligne le jeune homme.

Plants suspendus dans des bouteilles

Ce passionné d'agroécologie fait partie de la commission qui a créé dimanche un «jardin debout», avec divers plants disposés au pied des arbres ou suspendus dans des bouteilles fendues. L'initiative a suscité des protestations sur les réseaux sociaux, des dalles de la place rénovée à grands frais ayant été enlevées pour aménager jardin et potager. «Personnellement je ne suis pas pour, mais deux dalles ont été enlevées et ça fait polémique», s'étonne Bertrand.

La mairie de Paris a fait savoir à l'AFP qu'elle demanderait un «constat d'huissier» concernant les éventuelles dégradations sur la place. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains), a demandé «l'évacuation» de la place «ou alors» sa «sécurisation» par «les manifestants eux-mêmes».

Un peu plus loin, un stand tient lieu de «Biblio debout», où l'on peut repartir avec un livre moyennant, si possible, le don d'un autre ouvrage. «Il commençait à y avoir beaucoup de stands de merguez, on s'est dit que ce serait bien de proposer quelque chose de non-marchand, qui fait sens», explique Lionel, 39 ans.

Dans plusieurs villes de France

«Après j'ai tendance à penser que le plus important c'est l'occupation de la place, et on verra bien où cela nous mène», poursuit ce conservateur de bibliothèque en banlieue.

La «Nuit debout» a essaimé ce week-end dans plusieurs dizaines de villes en France mais aussi, au moins le temps d'une soirée, à Berlin, en Belgique et en Espagne, le pays des «Indignés» qui l'ont en partie inspirée.

AFP

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.