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L'opposant Guaido déclaré inéligible pour 15 ans

Juan Guaido a été révoqué jeudi de son poste de président du parlement vénézuélien.

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
AFP
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
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Le président du parlement vénézuélien Juan Guaido, également chef de file de l'opposition, a été révoqué jeudi de son poste. Il a été déclaré inéligible durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.

Le Contrôleur général de la République Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l'administration au Venezuela, a décidé «d'interdire l'exercice de toute fonction élective au citoyen (Juan Guaido) pour la durée maximum prévue par la loi», a-t-il déclaré à la télévision d'Etat. Cette durée est de 15 ans, a rappelé le responsable de cet organisme jugé proche du pouvoir en place.

Selon Elvis Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l'étranger avec des fonds provenant d'autres pays. «Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur aux 310 millions de bolivars (quelque 95'000 francs), sans justifier l'origine de ces fonds», a expliqué le Contrôleur.

Cet organisme avait annoncé le 11 février l'ouverture d'une enquête visant l'opposant. Il a demandé au parquet d'«exercer les actions correspondantes», sans plus de précision. L'ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même façon et déclaré inéligible, ce qui l'avait empêché de se présenter par la suite en 2018.

Groupe de contact en réunion

Les pays latino-américains et européens du Groupe de contact international (GCI) sur le Venezuela, réunis jeudi à Quito, ont condamné la sanction visant Juan Guaido et ont appelé à trouver une «solution pacifique et démocratique à la crise au Venezuela», selon la déclaration lue à l'issue de la réunion.

Le GCI a été lancé le 7 février à Montevideo. Ses membres s'étaient fixé un premier délai de trois mois pour appuyer l'organisation d'une élection présidentielle anticipée et une sortie pacifique à la crise politique qui secoue le pays sud-américain depuis des mois.

Lancé par l'Union européenne, il comprend huit pays européens (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Italie, Portugal, Royaume Uni et Suède) et quatre pays latino-américains (Bolivie, Costa Rica, Equateur et Uruguay).

(ats)

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