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L'otage français a été décapité par un groupe djihadiste

Un groupe lié à l'organisation Etat islamique a annoncé, dans une vidéo postée mercredi, avoir décapité le Français enlevé dimanche en Algérie, en représailles à l'engagement de Paris aux côtés de Washington en Irak.

L'Iran a arrêté 27 personnes soupçonnées de préparer des attentats. (7 août 2017)
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archive/photo d'illustration, AFP
La Royal Air Force bombarde une base de l'EI. Deux avions britanniques ont participé à un bombardement de la coalition lundi contre un ancien palais de Saddam Hussein, devenu l'un des quartiers généraux de Daech ainsi qu'un centre d'entraînement pour terroristes étrangers», explique le ministère britannique dans un communiqué. (3 août 2016)
La Royal Air Force bombarde une base de l'EI. Deux avions britanniques ont participé à un bombardement de la coalition lundi contre un ancien palais de Saddam Hussein, devenu l'un des quartiers généraux de Daech ainsi qu'un centre d'entraînement pour terroristes étrangers», explique le ministère britannique dans un communiqué. (3 août 2016)
DR/Twitter
Les djihadistes entrent dans la base de l'armée de la province de Ninevah  (12 juin 2014)
Les djihadistes entrent dans la base de l'armée de la province de Ninevah (12 juin 2014)
AFP
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Le groupe Jund al-Khilafa qui a enlevé un guide français en Algérie a diffusé ce mercredi 24 septembre une vidéo, intitulée «Message de sang pour le gouvernement français», montrant sa décapitation. Il avait menacé de le tuer si la France ne renonçait pas «sous 24 heures» à ses frappes aériennes en Irak, un ultimatum rejeté mardi par le président François Hollande.

La vidéo, postée sur des sites djihadistes et intitulée «Message de sang pour le gouvernement français», débute par des images de François Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé les frappes françaises contre l'EI en Irak.

Elle montre ensuite l'otage, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés et le visage dissimulé. En quelques mots, il témoigne de son amour pour sa famille.

L'un des hommes lit ensuite un message dans lequel il dénonce l'intervention des «croisés criminels français contre les musulmans en Algérie, au Mali et en Irak» notamment.

Un des djihadistes affirme qu'au terme du délai accordé à la France pour cesser sa «campagne contre l'Etat islamique et sauver» son ressortissant, le groupe a décidé de le tuer «pour venger les victimes en Algérie (...) et en soutien au califat», proclamé par l'EI sur les régions qu'il contrôle en Irak et en Syrie.

L'Algérie avait déployé ces deux derniers jours quelque 1500 soldats en Kabylie (nord-est) pour tenter de retrouver le guide de haute montagne français.

Ce randonneur avait été enlevé au lieu-dit Tizi N'kouilal, un carrefour routier au coeur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme, devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 90.

La mise en scène de sa décapitation ressemble à celles des deux journalistes américains enlevés en Syrie James Foley et Steven Sotloff et du travailleur humanitaire britannique David Haines par des membres de l'EI ces dernières semaines.

Ultimatum rejeté

Jund al-Khilafa a surgi sur la scène djihadiste, à la fin août, en publiant un communiqué annonçant avoir quitté Al-Qaïda, dénoncée pour sa «déviance», et proclamé son allégeance à l'EI auquel il est disposé à «obéir au doigt et à l'oeil», selon le texte.

Des journaux algériens ont indiqué mercredi que le principal ravisseur de l'otage français serait un ex-conseiller militaire d'Abdelmalek Droukdel, chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Cet homme, Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Selmane, est âgé de 37 ans et faisait partie d'une cellule d'Aqmi à l'origine des attentats suicide contre le palais du gouvernement et un bâtiment de l'ONU en 2007 à Alger. Il serait également derrière l'attaque qui a coûté la vie à 11 soldats en avril à Iboudrarène, dans la même zone où s'est produit l'enlèvement.

François Hollande avait rejeté l'ultimatum du groupe djihadiste, et affirmé que la France poursuivrait ses opérations en Irak. «Nous ne cèderons à aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum, fût-il le plus odieux, le plus abject», avait-il déclaré à New York.

La justice française a ouvert mardi une enquête «pour enlèvement et séquestration en lien avec une entreprise terroriste».

La victime était un guide de haute montagne du parc national du Mercantour, au nord de Nice, passionné de photographie et de voyages. Il organisait notamment des stages dans l'Atlas marocain depuis une vingtaine d'années.

(afp-ats)

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