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AllemagneLe parti d'Angela Merkel se déchire

La tension est montée jeudi au sein du parti conservateur allemand sur le cap à choisir après le départ prévu de la chancelière allemande.

Le co-président du parti des Verts allemands, Robert Habeck, prononce un discours lors de la réception de printemps de l'Alliance parlementaire pour la Rhénanie du Nord-Westphalie. (Mardi 11 juin 2019).
Le co-président du parti des Verts allemands, Robert Habeck, prononce un discours lors de la réception de printemps de l'Alliance parlementaire pour la Rhénanie du Nord-Westphalie. (Mardi 11 juin 2019).
Le parti conservateur allemand CDU a élu vendredi à sa tête Annegret Kramp-Karrenbauer. (7 décembre 2018)
Le parti conservateur allemand CDU a élu vendredi à sa tête Annegret Kramp-Karrenbauer. (7 décembre 2018)
Enfin, il y a Spahn le frondeur. Ministre de la Santé de 38 ans, Jens Spahn polit depuis des années son image d'«anti-Merkel», réclamant un virage conservateur notamment sur les questions identitaires et d'immigration. (Jeudi 6 décembre 2018)
Enfin, il y a Spahn le frondeur. Ministre de la Santé de 38 ans, Jens Spahn polit depuis des années son image d'«anti-Merkel», réclamant un virage conservateur notamment sur les questions identitaires et d'immigration. (Jeudi 6 décembre 2018)
Keystone
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Les 1001 délégués du parti conservateur se réunissent à partir de ce jeudi après-midi à Hambourg pour désigner la personne qui succédera à Angela Merkel.

L'élection aura lieu vendredi.

La chancelière a été contrainte de se retirer de la présidence de l'Union démocrate-chrétienne (CDU) après des revers électoraux à l'automne, première étape de sa sortie du pouvoir prévue en principe en 2021. Les 1001 délégués du mouvement, qui se réunissent à partir de jeudi après-midi en congrès à Hambourg jusqu'à samedi, doivent désigner le nouveau président du parti parmi trois candidats, dont deux - Friedrich Merz et Jens Spahn - entendent rompre avec la ligne centriste d'Angela Merkel et prônent un virage à droite.

L'issue reste très incertaine notamment entre M. Merz et une fidèle de la chancelière, Annegret Kramp-Karrenbauer. Alors que les caciques du parti avaient jusqu'ici évité de se prononcer pour l'un des candidats pour ne pas semer la zizanie, la trêve a été subitement rompue à la veille du congrès.

Le ministre de l'Economie Peter Altmaier, un proche de la chancelière, a reproché jeudi à Wolfgang Schäuble, président de la chambre des députés et figure de la CDU, d'avoir annoncé la veille son soutien à Friedrich Merz, 63 ans. Il en a du coup profité pour officialiser son soutien à l'autre favorite, Annegret Kramp-Karrenbauer.

Eviter toute déchirure

«Puisque Wolfgang Schäuble a maintenant brisé la digue, je peux le dire: je suis convaincu qu'avec Annegret Kramp-Karrenbauer, nous avons la meilleure chance d'unir la CDU et de gagner les élections», a affirmé M. Altmaier dans une interview au quotidien régional Rheinische Post.

M. Schäuble a annoncé son soutien au rival de Mme Merkel, en critiquant indirectement mais durement la politique suivie jusqu'ici par la chancelière. M. Merz est un homme politique «qui envoie des signaux clairs avec des concepts clairs, qui a le courage de ne pas se contenter d'attendre la fin d'une discussion» pour prendre position «mais de l'orienter», a dit l'ancien ministre des Finances.

Face à ces tensions sur la ligne politique à suivre, l'un des poids lourd du parti, Armin Laschet, président de la très influente région Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a mis en garde contre une division de la CDU. «Nous devons tout faire pour éviter cela (une division). Pour la cohésion de la CDU, le moment décisif est celui qui suit l'élection de son président», a-t-il déclaré.

ats

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