Le Pen: «Je ne suis pas la candidate du FN»

Présidentielle françaiseMarine Le Pen a participé à une émission politique, mardi soir, sur TF1. L'occasion pour elle de tenter de récupérer des voix en vue du second tour, le 7 mai.

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«Je ne suis pas la candidate du Front national», a déclaré mardi sur TF1 Marine Le Pen. Elle s'est présentée face à Emmanuel Macron, «le candidat de l'oligarchie», comme «la candidate du peuple» et particulièrement de la ruralité.

«Je ne suis pas la candidate du Front national. Je suis la candidate soutenue par le Front national. Cette élection présidentielle, c'est la rencontre d'une personnalité avec le peuple (...) en dehors des considérations partisanes», a déclaré la candidate d'extrême droite, qui affrontera le 7 mai le candidat d'En Marche! au second tour de la présidentielle.

«Mon adversaire a une vision qui est assez désincarnée, il ne voit que les centre-villes, c'est à eux qu'ils parlent essentiellement, à ceux qu'il pense être les gagnants de la mondialisation», a-t-elle poursuivi, précisant qu'elle avait tenu à se rendre dans «les petits villages» durant sa campagne, «à la rencontre de la ruralité».

«L'élection n'est pas faite. L'oligarchie a déjà installé Emmanuel Macron dans le fauteuil du président. Le peuple va réserver une très grande surprise à l'oligarchie», a-t-elle assuré plus tard.

Elle a précisé par la suite qu'elle ne quitterait pas la politique si elle était battue le 7 mai. «Ce qui m'importe est de rassembler l'ensemble des patriotes de France. Croyez-vous que j'abandonnerai cette mission?», a-t-elle lancé, évoquant l'exemple de Jacques Chirac qui s'est présenté plusieurs fois avant d'être élu président.

Macron ne change pas son projet

Emmanuel Macron, favori des sondages, a déclaré mardi soir sur France 2 qu'il ne modifierait pas son projet avant le second tour de l'élection présidentielle pour rassembler plus largement. «Je ne vais pas changer le projet qui est le mien», a dit l'ex-ministre de l'Economie. «Il est sorti en tête de ce premier tour (...) donc je ne vais pas l'amender. Par contre, je veux rassembler autour de ce projet, largement.»

Il a réaffirmé qu'en tout état de cause les transfuges du Parti socialiste ou des Républicains qui souhaiteraient avoir l'investiture de son mouvement En Marche ! pour les législatives de juin devraient quitter leur ancien parti.

«Quand j'entends Mme Le Pen dans ses formules, dans son ton et dans son geste, je vois beaucoup plus de brutalité que de mon côté (...) Le projet brutal, le projet de haine, le projet de rejet, il n'est pas de mon côté», a déclaré le candidat d'En Marche !.

Emmanuel Macron a également répondu à ceux, droite comme à gauche, qui lui reprochent d'avoir laisser ces deux derniers jours le terrain à Marine Le Pen. Le FN, «je l'ai suffisamment combattu en apportant une réponse claire, directe et opposée à celle de Marine Le Pen pour aujourd'hui ne pas avoir de leçon à recevoir», a-t-il déclaré.

«C'est le système des vieux partis politiques qui l'a nourri pendant tant et tant d'années.» (ats/nxp)

Créé: 25.04.2017, 22h50

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