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ImmigrationLe petit Syrien mort noyé montre «l'urgence d'agir»

Les politiciens français ont réagi ce jeudi après la publication de la photo qui émeut le monde d'un petit Syrien de trois ans mort noyé dans un naufrage.

Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)
Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)
Marina Militare, Reuters
Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).
Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).
Keystone
Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération, demande que des mesures soient prises pour éviter que des masses de réfugiés périssent en mer. Elle plaide notamment pour que des centres d'accueil de réfugiés doivent être installés en Afrique du Nord. (Lundi 20 avril 2015)
Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération, demande que des mesures soient prises pour éviter que des masses de réfugiés périssent en mer. Elle plaide notamment pour que des centres d'accueil de réfugiés doivent être installés en Afrique du Nord. (Lundi 20 avril 2015)
Keystone
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La photo qui émeut le monde d'un petit Syrien de trois ans mort noyé dans le naufrage d'une embarcation de migrants tentant de rejoindre la Grèce montre «l'urgence d'agir», a réagi ce jeudi 3 septembre le Premier ministre français, Manuel Valls.

«Il avait un nom: Aylan Kurdi. Urgence d'agir. Urgence d'une mobilisation européenne», a tweeté le chef du gouvernement, en publiant une des photos montrant un policier turc portant le cadavre de l'enfant.

D'abord diffusée sur les réseaux sociaux, la photo du cadavre du bambin en culotte courte, échoué sur la plage, gisant face contre terre, s'affiche ce jeudi à la une de très nombreux quotidiens européens. Elle est revanche quasiment absente dans la presse française. Seul le quotidien Le Monde, qui parait en début d'après-midi, la reproduit en une de son édition datée de vendredi.

«C'est insoutenable», a réagi pour sa part la ministre française de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, s'exprimant sur la télévision iTélé. «Et en même temps, il ne faut pas qu'on se trompe de débat comme très souvent. Plus insoutenable encore que cette image - qu'il faut à mon avis montrer, parce qu'on ne doit pas détourner le regard - est la situation de ces migrants», a estimé Mme Vallaud-Belkacem.

Pertinence de la diffusion

«Certains se demandent si c'est pertinent de montrer ce genre de photo (...) Je trouve qu'il faut le faire, bien sûr», a estimé pour sa part la ministre française. «Parce que nous devons ouvrir les yeux, nous devons être éclairés sur la réalité de ces migrations, de cette misère, de ces situations terribles qui poussent les migrants sur les routes avec leurs enfants au risque de leur vie», a-t-elle expliqué.

Les deux bateaux ayant fait naufrage étaient partis dans la nuit de mardi à mercredi de la ville côtière turque de Bodrum à destination de l'île grecque de Kos, l'un des plus courts passages maritimes entre la Turquie et l'Europe, lorsqu'ils ont chaviré, ont expliqué les garde-côtes turcs. Rapidement prévenus par les cris des naufragés, les sauveteurs ont repêché 12 corps sans vie parmi lesquels celui d'Aylan Kurdi, âgé de 3 ans et dont le frère, Galip, 5 ans, a aussi péri dans le naufrage, selon des médias turcs.

Les photos des deux frères et du corps d'Aylan sur une des plages de la station balnéaire de Bodrum ont envahi les réseaux sociaux depuis mercredi matin. «Depuis le début de l'année ce sont plus de 2'500 migrants qui sont morts noyés en Méditerranée», a rappelé la ministre Vallaut-Belkacem.

«Oui, nous avons une responsabilité, tous collectivement, et l'Europe en ce qui nous concerne, a une responsabilité, c'est pour ça que sur cette question des migrants il faut toujours se garder des discours définitifs», a-t-elle souligné.

AFP

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