Passer au contenu principal

«Personne ne peut prétendre que Karadzic n’ait pas eu un procès équitable»

Avocat et professeur de droit international, le Vaudois Guénaël Mettraux tire un premier bilan du procès du chef des Serbes de Bosnie dont le verdict est attendu ce jeudi.

Plus de 20 ans après le massacre de Srebrenica et le sanglant siège de Sarajevo, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie - Radovan Karadzic - saura jeudi si il est jugé coupable de génocide par les juges du TPIY. (22 mars 2016)
Plus de 20 ans après le massacre de Srebrenica et le sanglant siège de Sarajevo, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie - Radovan Karadzic - saura jeudi si il est jugé coupable de génocide par les juges du TPIY. (22 mars 2016)
AFP
Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic quitte Srebrenica après avoir été attaqué à coups de pierres. (Samedi 11 juillet 2015)
Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic quitte Srebrenica après avoir été attaqué à coups de pierres. (Samedi 11 juillet 2015)
Keystone
Deux décennies après le conflit, les leaders des trois communautés ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le moindre intérêt commun.
Deux décennies après le conflit, les leaders des trois communautés ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le moindre intérêt commun.
Keystone
1 / 19

Avocat devant les juridictions pénales internationales (il a notamment défendu le général croate Ante Gotovina, acquitté en 2012 par le Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), le Vaudois Guénaël Mettraux est aussi professeur de droit à l’Université d’Amsterdam. Il tire ici un premier bilan du procès de Radovan Karadzic, le leader des Serbes de Bosnie, poursuivi pour génocide et crimes de guerre durant le conflit intercommunautaire bosnien - qui a fait 100000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995 - et dont le verdict doit être rendu ce jeudi à La Haye.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.