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ScandalePiratage contre Sony: le FBI accuse la Corée du Nord

La police fédérale américaine affirme détenir des preuves prouvant l'implication de Pyongyang dans cette affaire de piratage informatique. La Corée du Nord nie ces affirmations.

La sortie du film a été annulée.
La sortie du film a été annulée.

La Corée du Nord est responsable du piratage informatique majeur qui a visé le studio de cinéma Sony fin novembre, a annoncé ce vendredi 19 décembre le FBI dans un communiqué.

«Le FBI a suffisamment de preuves pour conclure que le gouvernement nord-coréen est responsable de ces actions», écrit la police fédérale américaine. L'attaque contre Sony n'est «pas un comportement acceptable pour un Etat», ajoute le FBI.

Le sénateur John McCain, qui va présider en janvier la très puissante commission des forces armées du Sénat, a qualifié cette attaque informatique «d'acte de guerre».

La Corée du Nord a nié être à l'origine du piratage. «Notre pays n'a aucun lien avec ce hacker», a déclaré à l'AFP le conseiller politique de la Corée du Nord à l'ONU à New York, Kim Song.

Quelles conséquences?

Le fait que ce soit le FBI qui se charge publiquement du dossier plutôt que le commandement militaire en charge de la défense du cyberespace laisse penser que l'administration Obama ne souhaite pas aller aussi loin.

Le président américain Barack Obama doit tenir sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année à 13h30 (18h30 GMT) à la Maison Blanche.

«Nous sommes extrêmement inquiets de la nature destructrice de cette attaque contre une entreprise privée et les citoyens qui y travaillent», ajoute le FBI qui souligne, comme l'avait suggéré la Maison Blanche la veille, qu'il s'agit d'une des «menaces les plus graves contre la sécurité nationale» des Etats-Unis.

Les actions de la Corée du Nord visaient «à infliger un préjudice significatif à l'économie américaine et à supprimer le droit des Américains à s'exprimer», souligne la police américaine. «De tels actes d'intimidation dépassent les limites du comportement acceptable par un Etat», selon le FBI.

Sortie annulée

Mercredi, Sony Pictures Entertainment (SPE) a décidé d'annuler la sortie de «L'interview qui tue!», comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un, après que le groupe de pirates ayant revendiqué l'attaque informatique, le GOP, eut menacé de s'en prendre aux salles de cinéma et aux spectateurs.

Le GOP promettait un nouveau 11-Septembre si Sony n'obtempérait pas.

Sans citer Pyongyang, la Maison Blanche avait dit jeudi qu'elle évaluait ses options pour répliquer au piratage de Sony Pictures, qui devraient être «appropriées» et «proportionnelles».

La bande-annonce du film

AFP

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