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Crise en UkraineVladimir Poutine pose ses conditions pour le prochain sommet à Minsk

Vladimir Poutine, François Hollande, Angela Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko ont convenu dimanche de se réunir à Minsk (Bélarus) mercredi pour discuter d'un plan de paix pour l'Ukraine.

Dans une rue de Donetsk dévastée par la guerre.
Dans une rue de Donetsk dévastée par la guerre.
AFP

Le président russe a déjà prévenu qu'ils devront d'ici là se mettre d'accord sur «un certain nombre de points».

Ce sommet aura lieu «si nous réussissons à nous mettre d'accord sur un certain nombre de points sur lesquels nous avons intensément discuté ces derniers temps», a annoncé ce dimanche 8 février M. Poutine à son homologue bélarusse, Alexandre Loukachenko, selon des images diffusées par la télévision russe.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dit espérer que «des décisions importantes» seraient prises mercredi à Minsk. Il a souligné que «la plupart des pays européens» étaient opposés à des livraisons d'armes à l'Ukraine.

A Kiev, le site de la présidence ukrainienne indiquait que les dirigeants des quatre pays espéraient que la rencontre de Minsk permettrait d'aboutir à «un cessez-le-feu rapide et inconditionnel».

Objectif Minsk

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, Petro Porochenko et M. Poutine ont eu dimanche matin «une longue conférence téléphonique», selon un communiqué du service de presse de Mme Merkel.

Les quatre chefs d'Etat ont «continué à travailler à un paquet de mesures dans le cadre de leurs efforts en vue d'un règlement global du conflit». Le président ukrainien a parlé de «progrès» réalisés lors de cette conversation téléphonique.

Les travaux se poursuivront lundi à Berlin, «avec pour objectif d'organiser mercredi à Minsk un sommet dans le 'format Normandie'» réunissant les quatre puissances, a poursuivi la même source. Le format «Normandie» fait référence à une rencontre entre les quatre présidents, en juin dernier, en marge des cérémonies du 70e anniversaire du débarquement sur les plages normandes.

«Les signataires des accords de Minsk», première tentative en septembre dernier d'un règlement du conflit, «vont également se retrouver à Minsk d'ici à mercredi», d'après la chancellerie allemande. Il s'agit de représentants de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), de la Russie et de l'Ukraine, ainsi que des leaders prorusses de l'est de l'Ukraine.

Divisés sur les armes

Réunis à Munich pour une conférence sur la sécurité, maints responsables européens et américains ont lancé ce week-end des appels pressants à trouver une issue au conflit. Ils se sont toutefois montrés divisés sur la livraison d'armes à l'Ukraine.

Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a concédé: «Nous sommes loin d'avoir trouvé la solution». Samedi à la même conférence, Didier Burkhalter a insisté sur la nécessité d'une solution diplomatique: «Nous devons tout faire pour revenir à la logique de la désescalade».

Si la Russie nie toute implication dans ce conflit, Kiev et les Occidentaux la montrent du doigt pour son soutien militaire aux rebelles et le déploiement de troupes régulières sur le sol ukrainien.

Plan franco-allemand

Dans une initiative de paix «de la dernière chance», M. Hollande et Mme Merkel ont passé au total plus de dix heures à discuter jeudi à Kiev avec M. Porochenko, puis vendredi à Moscou avec M. Poutine.

Le plan franco-allemand prévoit une plus large autonomie des régions rebelles. Il se fonde sur la ligne de front actuelle et prévoit une zone démilitarisée de 50 à 70 kilomètres de large le long de cette ligne. Plusieurs questions restent en suspens, en particulier le statut des territoires conquis par les séparatistes, mais aussi le contrôle des frontières et le retrait des armes lourdes.

Sur le terrain, 17 soldats ukrainiens ont été tués en 48 heures, selon l'armée ukrainienne. On compte aussi 19 morts parmi les civils, d'après des bilans réalisés séparément par Kiev et les rebelles. Les tirs de roquettes ont aussi repris samedi sur Debaltseve, au lendemain d'une courte trêve.

Dans le fief séparatiste de Donetsk, des tirs d'artillerie soutenus ont été entendus par les journalistes de l'AFP une bonne partie de la nuit et dimanche matin.

ats

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