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AfghanistanPourparlers de paix: la Suisse se veut ouverte

Le président Ashraf Ghani a annoncé une «feuille de route vers la paix» après des mois de consultations avec la population. La Suisse pourrait y jouer un rôle.

Ashraf Ghani a confirmé que son chef de cabinet mènerait la délégation gouvernementale à d'éventuels pourparlers.
Ashraf Ghani a confirmé que son chef de cabinet mènerait la délégation gouvernementale à d'éventuels pourparlers.
Keystone

La Suisse est prête à accueillir des pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les talibans. Ignazio Cassis a lancé mercredi l'offre lors de la conférence de Genève alors que le président afghan Ashraf Ghani a annoncé une «feuille de route vers la paix».

«La paix est ce dont les Afghans ont le plus besoin aujourd'hui», a dit le conseiller fédéral au début du segment politique de la réunion de deux jours. «Le temps est venu pour le dialogue», a-t-il ajouté. D'autant plus que la population a montré une «extraordinaire» bravoure en allant voter aux élections parlementaires récentes malgré un nombre de victimes civiles record, plus de 1600 lors de la première partie de l'année.

«Feuille de route vers la paix»

Après avoir lancé en février dernier une offre de pourparlers sans conditions aux talibans, le président Ashraf Ghani a, lui, annoncé une «feuille de route vers la paix» après sept mois de consultations avec la population. Les talibans seront associés aux institutions afghanes mais les autres groupes terroristes qui chercheraient à interférer ne seront pas tolérés.

Ashraf Ghani a confirmé que son chef de cabinet Abdul Salam Rahimi mènerait la délégation gouvernementale à d'éventuels pourparlers. Il a aussi salué la politique de son homologue américain Donald Trump qui pousse vers davantage d'autonomie. La conférence de Genève ancre «un changement significatif» sur cette question alors que l'Afghanistan doit préparer le terrain économique pour soutenir la paix, dit-il.

Dans un message vidéo, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a lui insisté sur l'importance d'un processus mené «par les Afghans». Lundi, la délégation américaine avait elle aussi affirmé ce principe alors que l'émissaire de Donald Trump aurait rencontré récemment les talibans, provoquant certaines accusations de délégitimer les autorités afghanes.

Cadre mutuel de Genève

Dans un message lu par la secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, Antonio Guterres relève certaines conditions pour une paix durable. «Les femmes doivent avoir une pleine participation» et «les droits de l'homme de tous doivent être garantis». Le secrétaire général salue les avancées importantes depuis 4 ans dans l'administration, les finances et d'autres secteurs.

La conférence de Genève doit adopter un Cadre de responsabilité mutuelle pour l'Afghanistan et ses partenaires internationaux. Celui-ci fixe notamment comme priorités de réformes pour les deux prochaines années la lutte contre la corruption, le développement et l'établissement d'institutions pour attirer les investissements.

Plusieurs dizaines de responsables sont réunis autour de Ashraf Ghani. Parmi eux se trouvent notamment les chefs de la diplomatie européenne Federica Mogherini, allemande Heiko Maas, russe Sergueï Lavrov ou iranienne Mohammad Javad Zarif. La communauté internationale avait promis 15 milliards de dollars il y a deux ans à Bruxelles. La prochaine conférence de donateurs doit avoir lieu dans deux ans.

ats

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