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Ghouta orientalePoutine ordonne une «trêve quotidienne»

Une trêve humanitaire a été annoncée par le président russe tous les jours de 9h à 14h dans la Goutha en Syrie.

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
Keystone
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
AFP
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Le président Vladimir Poutine a ordonné l'instauration à partir de mardi d'une «trêve humanitaire» quotidienne dans la Ghouta orientale en Syrie, fief rebelle qui fait l'objet d'une offensive meurtrière du régime, a indiqué lundi le ministre russe de la Défense.

«Sur ordre du président russe et dans le but d'éviter les pertes parmi les civils de la Ghouta orientale, une trêve humanitaire quotidienne sera instaurée à partir du 27 février de 09H00 à 14H00», a indiqué le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, cité dans un communiqué. Selon M. Choïgou, des «couloirs humanitaires» seront mis en place pour permettre l'évacuation des civils. «Leurs coordonnées sont prêtes et seront rendues publiques bientôt», a-t-il précisé.

L'ONU intervient

Cette mesure intervient après l'adoption à l'unanimité samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant «sans délai» un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie, alors que plus de 550 civils ont été tués en huit jours de frappes du régime syrien sur le fief rebelle, situé près de Damas. Ce texte a nécessité plus de quinze jours de négociations pour obtenir l'assentiment de la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar el-Assad.

Les raids aériens et frappes d'artillerie du régime sur la Ghouta orientale ont continué lundi même s'ils semblent avoir baissé d'intensité, faisant 17 morts parmi les civils selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Moscou avait déjà instauré une trêve unilatérale à Alep en 2016 pour permettre l'évacuation des civils et le retrait des combattants, avant que le régime ne reprenne entièrement le contrôle de la ville. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé lundi les rebelles de la Ghouta orientale de «tenir la population locale en otage», qualifiant la situation autour du fief rebelle de «très tendue».

AFP

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