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Le président Bolsonaro défend son fils aîné

Le président brésilien Jair Bolsonaro est monté au créneau jeudi pour défendre son fils qui est soupçonné de blanchiment d'argent.

Le président brésilien Jair Bolsonaro soutient à fond son fils aîné Flavio (à droite) qui est soupçonné de blanchiment.
Le président brésilien Jair Bolsonaro soutient à fond son fils aîné Flavio (à droite) qui est soupçonné de blanchiment.

Le président du Brésil Jair Bolsonaro a défendu jeudi son fils Flavio, soupçonné de blanchiment d'argent, en affirmant qu'en s'en prenant à son aîné ses détracteurs cherchaient à l'atteindre.

«Ils veulent m'atteindre? Qu'ils s'en prennent à moi! Qu'on lève mon secret bancaire!», a déclaré le chef de l'Etat à des journalistes, notamment ceux de la chaîne brésilienne TV Globo, à Dallas, au Texas, où il doit recevoir jeudi un prix de la Chambre de commerce Etats-Unis-Brésil.

«Les grands médias ne sont pas satisfaits de mon gouvernement, qui est un gouvernement d'austérité, qui manie l'argent public avec responsabilité», a ajouté M. Bolsonaro, en référence aux grandes manifestations de mercredi au Brésil contre les coupes budgétaires dans l'éducation.

«Mon passé est limpide»

Mercredi, l'hebdomadaire «Veja» a dévoilé un document officiel du Parquet de Rio de Janeiro montrant que les enquêteurs avaient découvert des indices selon lesquels Flavio Bolsonaro avait blanchi de l'argent.

Le sénateur de 38 ans aurait acheté puis revendu 19 appartements ou locaux commerciaux de 2010 à 2017, obtenant un bénéfice de trois millions de réais (environ 670'000 euros).

Un des appartements aurait par exemple été revendu près de trois fois plus cher qu'à l'achat, seulement 15 mois plus tard. Pour le parquet, cette augmentation spectaculaire du prix de vente, incompatible avec les prix du marché, serait un indice de blanchiment.

Flavio Bolsonaro a démenti toute malversation mercredi soir sur Twitter, affirmant que «tous les montants (cités par Veja) sont absolument faux et très éloignés de la réalité».

«Mon passé est limpide et je n'ai jamais commis la moindre irrégularité», a-t-il ajouté, se disant victimes de «fuites illégales» d'éléments de l'enquête du parquet.

Le document publié par Veja est inclus dans une demande du parquet de lever le secret bancaire de Flavio Bolsonaro et plus de 90 autres suspects de malversations financières.

Transactions suspectes Député de l'Etat de Rio avant d'être élu sénateur en octobre, le fils aîné du président d'extrême droite est dans le collimateur des autorités financières depuis la découverte de transactions suspectes de son ancien chauffeur Flavio Queiroz.

Le Coaf, agence gouvernementale chargée de surveiller les mouvements financiers, a identifié des «transactions atypiques» d'un montant total de 1,2 million de réais (environ 270'000 euros) en 2016 et 2017, largement incompatibles avec les revenus déclarés par M. Queiroz.

Flavio Bolsonaro a également été épinglé par le Coaf en raison de 48 dépôts suspects d'une valeur totale de 96'000 réais (environ 22'000 euros), effectués en juin et juillet 2017.

Ces soupçons ont empoisonné le début de mandat de Jair Bolsonaro, qui a promis durant sa campagne de mener un combat impitoyable contre la corruption.

(AFP)

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