Le président «marteau»

FootballFâché par une décision des arbitres, le président de Trabzonspor a fait retenir les directeurs de jeu pendant plusieurs heures...

Ibrahim Haciosmanoglu, le président de Trabzonspor, a franchi la ligne rouge.

Ibrahim Haciosmanoglu, le président de Trabzonspor, a franchi la ligne rouge. Image: AFP

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Dans la catégorie des présidents «marteaux», celui du club de football turc de Trabzonspor a dépassé toutes les limites du tolérable. Mercredi soir, son équipe reçoit Gaziantepspor pour le compte du championnat de 1re division. La fin du match est sifflée sur le score de 2-2. C’est à ce moment-là que l’homme fort dérape totalement. Ibrahim Haciosmanoglu, qui est à Istanbul et non au stade, dégaine son portable comme un cow-boy sa Winchester. «L’arbitre ne sort pas du stade tant que je ne suis pas là», dit-il en substance à ses sbires, qui s’exécutent.

C’est la presse turque qui a révélé ce scandale jetant le discrédit sur l’ensemble du football turc. Le quotidien populaire Hürriyet a ainsi proclamé sur sa première page «Notre football est mort».

Les journaux racontent comment le corps arbitral a été séquestré pendant plus de quatre heures sur ordre de ce président colérique et réputé pour user de la manière forte. Il faut dire que les hommes en noir ont commis un véritable «crime» en ne sifflant pas un penalty en fin de match.

Ironie de l’histoire, c’est suite à l’intervention d’un autre président, lui aussi connu pour ne pas être un poète, que les officiels ont été libérés. C’est Recep Tayyip Erdogan en personne, le plus haut représentant de l’Etat turc, qui a mis fin au scandale en dégainant lui aussi son téléphone portable. «Ne provoquons pas un scandale devant la Turquie et le monde», a-t-il exigé. Effet garanti. Dans les instants qui ont suivi, les officiels quittaient le stade sous escorte policière.

La Fédération turque de football a lancé une enquête disciplinaire sur l’affaire. Et un procès pourrait être intenté sur la base du Code pénal punissant toute forme de séquestration.

Le président «marteau» risque fort de finir au clou. (24 heures)

Créé: 30.10.2015, 17h59

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