Le président s'essaye au rap avec son petit-fils

TurkménistanGourbangouly Berdymoukhamedov s'est une nouvelle mis en scène dans une vidéo où on le voit chanter.

Gourbangouly Berdymoukhamedov a peu à peu mis en place son propre culte de la personnalité.

Gourbangouly Berdymoukhamedov a peu à peu mis en place son propre culte de la personnalité. Image: AFP

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Le président turkmène et son petit-fils favori chantent ensemble, jusqu'à s'essayer au rap, dans une vidéo de vacances publiée par la télévision d'Etat de ce pays d'Asie centrale très fermé.

Vêtu d'un jean et d'une casquette rouge, Gourbangouly Berdymoukhamedov interprète avec son petit fils né en 2004, Kerimgouly, une chanson qu'ils ont composée ensemble, consacrée «aux succès du sport national et à la beauté de la nature turkmène», explique la télévision.

On les voit scander des vers en rythme rap, le président en turkmène et son petit-fils en anglais, avant de se taper dans les mains. A un autre moment, on les voit jouer de la guitare l'un à côté de l'autre.

«La vie est si belle dans ma Patrie, dans mon Turkménistan magnifique et impressionnant», scande le jeune Kerimgouly, aux côtés de son grand-père, lors de ce concert de famille organisé dans la résidence secondaire du président turkmène dans la station balnéaire d'Avaza, sur les rives de la Caspienne.

Record au Guiness

«Le sport! Le Turkménistan! La belle Avaza!», s'exclame le président qui a écrit les paroles tandis que son petit-fils a composé la musique. Le film les montre également jouer au tennis ou faire du vélo.

En 2015, le premier poème écrit par le président turkmène pour glorifier le Turkménistan et son «peuple héroïque» a été aussitôt mis sur musique, et plus de 4000 personnes l'ont récité simultanément en établissant un nouveau record du monde fixé dans le Livre Guinness.

Son prédécesseur, le fantasque président à vie Saparmourat Niazov, avait également publié plusieurs recueils de poèmes, dédiés notamment à la Patrie, à l'amour et à ses parents.

Si l'actuel président turkmène est revenu sur certaines des décisions les plus incongrues de Niazov, mort en 2006, il a peu à peu mis en place son propre culte de la personnalité. Il bénéficie ainsi d'une statue en or à son effigie dans la capitale Achkhabad et maintient le contrôle quasi absolu du pouvoir sur les médias et la société civile. (afp/nxp)

Créé: 11.07.2018, 18h57

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