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Présidentielle américaineHillary Clinton, l'ambition permanente

La candidate démocrate met tous les atouts de son côté pour parvenir à se faire enfin élire à la Maison Blanche.

Keystone

Hillary Clinton courait déjà après les médailles et les responsabilités au collège et au lycée. Ambitieuse, elle a tout réussi dans sa carrière politique, sauf la Maison Blanche, son obsession des dix dernières années. Déjà candidate en 2008, elle avait échoué face à Barack Obama. Mais pour cette nouvelle campagne, Hillary Clinton a changé et pas seulement physiquement.

Elle assume son image de grand-mère et d'être le porte-flambeau des femmes, en politique et dans la société, un engagement qui remonte à ses années d'avocate. La «combattante» tente d'éluder le côté «has-been» en proposant aux Américains d'élire leur première présidente.

Bientôt 70 ans

Hillary Diane Rodham est née le 26 octobre 1947 à Chicago et a grandi dans la banlieue blanche et paisible de Park Ridge, en plein Midwest américain, dans une famille de la classe moyenne.

Elle adore sa mère Dorothy; le père, Hugh Rodham, fils d'immigrés britanniques, est têtu, dur. Mais il lui transmet son éthique du travail et la crainte permanente de manquer: à ce jour, elle remet les olives dans le bocal par horreur du gâchis, une anecdote trouvée dans son épaisse autobiographie, «Mon histoire», publiée en 2003.

C'est aussi de lui qu'elle hérite ses convictions républicaines, qu'elle conservera jusqu'à 20 ans avant de devenir démocrate. La famille est méthodiste, et Hillary Clinton reste très attachée à son Eglise.

Lutte pour les minorités

Intelligente, ambitieuse, Hillary Clinton est admise en 1965 dans une prestigieuse université pour jeunes femmes, Wellesley College, non loin d'Harvard. Dans le tumulte sociétal des années 60, les quatre années universitaires lui ouvrent les yeux sur les droits des Noirs, la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam, l'égalité hommes-femmes...

L'étudiante aux lunettes en cul de bouteille est bosseuse et charismatique. Ses camarades l'élisent pour les représenter auprès de l'administration. Suit l'entrée en 1969 à l'école de droit de Yale et la rencontre avec Bill Clinton, son «Viking venu d'Arkansas».

Après un passage par Washington en 1974, embauchée par la commission d'enquête sur le scandale du Watergate, elle rejoint Bill Clinton en Arkansas (sud), où il est bientôt élu attorney general puis gouverneur, et où Hillary Rodham intègre un grand cabinet d'avocats. Chelsea, leur fille unique, naît en 1980.

Première dame

Hillary Rodham finit par abandonner, sous pression, son nom de jeune fille et devient Hillary Clinton, Première dame d'Arkansas puis des Etats-Unis après l'élection triomphale de Bill en 1992.

Son style moderne et affirmatif tranche avec celui de ses prédécesseures: elle joue un rôle politique, symbolisé par son bureau dans l'aile ouest de la Maison Blanche. Ses relations avec les parlementaires et la presse sont infernales. Chargée par son mari d'une réforme historique du système de santé, elle cabre les élus du Congrès, qui lui diront non merci.

Humiliante ffaire Lewinsky

Elle connaît surtout la trahison et l'humiliation lors de l'affaire Monica Lewinsky, en 1998. Hillary a elle-même raconté sa rage contre son menteur de mari, la tentation du divorce, la thérapie de couple. Mais jamais sa cote de popularité n'aura été aussi élevée, ni avant, ni après, avec 67% d'opinions favorables, selon l'institut Gallup en décembre 1998.

Pressée par ses amis, la Première dame se lance en politique et est élue en novembre 2000 sénatrice de l'Etat de New York. Elle passe son tour à la présidentielle de 2004 mais, aux primaires suivantes, le sénateur Barack Obama lui reproche inlassablement son vote pour la guerre d'Irak.

Hillary Clinton avait fait de son expérience un slogan, promettant d'être une nouvelle Dame de fer; les Américains lui ont préféré un quadragénaire néophyte incarnant le changement mieux que quiconque.

Secrétaire d'Etat surprise

Coup de théâtre, elle devient secrétaire d'Etat de Barack Obama pendant son premier mandat. Sans réels succès à son actif, critiquent ses détracteurs.

Les républicains lui reprochent la tragédie de Benghazi, où l'ambassadeur américain est mort asphyxié après un attentat, avec trois autres Américains. Son usage d'une messagerie personnelle au lieu du compte gouvernemental alimente les suspicions que le couple Clinton se croit au-dessus des lois, en plus de vivre dans une bulle de millionnaires.

Mais les quatre années de diplomatie cimentent son image de femme d'Etat. Après 14 ans, elle reste la femme la plus «admirée» des Américains dans le sondage annuel de l'institut Gallup.

AFP

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