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Régionales en FranceLa presse française exhorte gauche et droite à «se reconstruire»

«Remise en cause», «révolution», «bouleversement», «sursaut»... les éditorialistes en appellent aux partis traditionnels.

Nico Paix / Flickr Creative Commons

Après la percée historique du Front national dimanche au premier tour des élections régionales, les éditorialistes demandent au Parti socialiste et aux Républicains d'entamer une «profonde remise en cause». Une réflexion qui pourrait les aider à mieux «se reconstruire».

«Il ne fait pas de doute que la responsabilité des partis qui gouvernent la France depuis des lustres est lourdement engagée. Sauvez les meubles ne suffira pas», prévient Le Monde dans éditorial, avant de lancer: «c'est une reconstruction en profondeur qui s'impose». Car, expliquent Les Echos: «ce n'est pas aux Français de se réveiller. C'est à ceux qui les dirigent».

Le parti de Marine Le Pen a capté 27,7% des suffrages et s'est revendiqué «premier parti de France», devançant la droite alliée au centre (26,6%) et le Parti socialiste (23,1%), à l'issue du premier tour dimanche, selon les résultats quasi définitifs du ministère de l'Intérieur.

Nombreux synonymes

«Remise en cause», «renouvellement», «révolution», «bouleversement», «sursaut», «reconstruction»: les mots ne manquent pas, chez les éditorialistes, pour appeler les partis traditionnels au changement, en vue de faire front au Front National.

«Il est extrêmement urgent de passer à des prises de position 'pour'. Nous avons besoin de projets sérieux, durables, solidaires», assène La Croix. «Quels que soient les résultats du second tour, les partis traditionnels sont condamnés à se renouveler. Il y va de leur survie», clame Le Journal de la Haute Marne.

Alliances «sparadraps»

«Les partis devront faire leur révolution» assure Ouest France, pour qui «les alliances» ne sont que «des sparadraps». Avis partagé par L'Alsace. «Le changement passera inévitablement par des bouleversements profonds, qui toucheront aussi bien les structures que les dirigeants et, surtout, les programmes des partis».

C'est effectivement, «sur le double terrain des idées et des actes» que le FN peut être battu, estime La Montagne, mais «sans doute pas avec des arrangements d'entre-deux-tours». «Des manoeuvres d'appareils de l'entre-deux tours» qui «paraissent indéfiniment inutiles», pour La Charente Libre.

«A trop s'en tenir à la réprobation morale, les partis de gouvernement, plombés par leurs échecs sociaux et économiques, ont perdu l'appui des classes populaires. Le seul drapeau qui puisse rallier les classes populaires, c'est celui de la République sociale. Une République qui fixe des règles et qui les fait respecter», conclut Libération.

ats

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