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Grande-BretagneBrexit: les scénarios à 17 jours du divorce

Alors que les députés britanniques ont rejeté l'accord sur une sortie de l'Union européenne mardi soir, diverses options sont désormais ouvertes.

Des militants pro- et anti-Brexit célèbrent la défaite de Theresa May au Parlement britannique, et le rejet massif de son accord sur le Brexit par les députés britanniques mardi 12 mars.

Après le rejet mardi soir pour la seconde fois par le Parlement britannique de l'accord de retrait négocié entre Londres et Bruxelles, la concrétisation du Brexit demeure plus incertaine que jamais. Voici les scénarios envisageables, à 17 jours de la date théorique du divorce:

Brexit sans accord

Les députés britanniques votent mercredi pour approuver ou rejeter une sortie de l'UE sans accord le 29 mars.

En cas de «no deal», le Royaume-Uni mettrait fin, du jour au lendemain, à 46 ans d'appartenance à l'UE, quittant le marché unique et l'union douanière sans période de transition.

Ce scénario, redouté par les milieux économiques, causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE. De nombreux députés s'élèvent contre une telle issue, mais certains fervents défenseurs du Brexit jugent qu'«une absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord».

Brexit reporté

Si les députés refusent de quitter l'UE sans accord, un nouveau vote est prévu jeudi, leur proposant de repousser le Brexit pour «une période limitée», censée permettre de nouvelles tractations entre les dirigeants britanniques et européens.

Toute prolongation devra être dûment justifiée, ont prévenu les 27 pays de l'UE, qui devront l'approuver à l'unanimité.

Mais le consentement des dirigeants européens à une réouverture des discussions autour d'un nouvel accord de divorce semble très incertain, après qu'ils ont déjà accordé des concessions lundi soir. «Il n'y aura pas de troisième chance», avait prévenu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

La «grande crainte»

Dans le cas où les dirigeants européens accepteraient de reprendre les pourparlers, les prochaines élections européennes, du 23 au 26 mai, compliquent la donne. «Mais que ferait-on en trois, quatre mois, que l'on n'a pas déjà fait?» s'interroge une source proche de Bruxelles. Si le Royaume-Uni demande un tel délai, «les 27 pourraient y répondre en proposant, par exemple, un an pour vraiment travailler à une alternative».

«La grande crainte des dirigeants des 27, c'est d'approuver une prolongation qui au final ne servirait qu'à repousser juste avant l'été le Brexit dur», selon un haut responsable européen.

Et si un report de longue durée devait être demandé, supérieur à quelques semaines, «il faudrait qu'il y ait une vraie justification comme l'organisation d'élections, d'un référendum ou un changement de la position britannique», ajoute-t-il.

Second référendum ou élections législatives

L'option d'un second référendum est réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, du bout des lèvres.

Mais Theresa May refuse d'envisager une nouvelle consultation des Britanniques, ce qui signifie qu'il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu'elle ait lieu.

ats

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