Prison pour une culture de shit thérapeutique

IndonésieUn Indonésien a été durement condamné pour avoir planté du cannabis afin de soulager les douleurs de sa femme atteinte d'un cancer.

L'homme âgé de 34 ans avait commencé à cultiver du cannabis après avoir lu des articles sur les vertus thérapeutiques de cette drogue susceptible d'atténuer les douleurs de sa femme.

L'homme âgé de 34 ans avait commencé à cultiver du cannabis après avoir lu des articles sur les vertus thérapeutiques de cette drogue susceptible d'atténuer les douleurs de sa femme. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Un homme qui avait planté du cannabis en Indonésie pour apaiser les douleurs de sa femme atteinte d'un cancer a été condamné mercredi à huit mois de prison ferme. Ce jugement a été critiqué par des défenseurs des droits de l'homme.

Comparaissant devant un tribunal de Kalimantan Ouest, province de la partie indonésienne de Bornéo, l'homme a été reconnu coupable d'avoir cultivé de la résine de cannabis sans autorisation. Il a aussi été condamné à une amende d'un milliard de roupies (71'900 francs).

Le prévenu a expliqué qu'il utilisait cette drogue douce à des fins thérapeutiques pour apaiser les douleurs de son épouse. Cette dernière, aujourd'hui décédée, était atteinte de syringomyélie, une maladie relativement rare de la moelle épinière entraînant la destruction des fibres nerveuses.

Cette affaire a suscité une attention particulière en Indonésie, pays d'Asie du Sud-Est dont la législation antidrogue est une des plus sévères au monde. Le trafic de petites quantités y est passible de la peine de mort.

«Nous sommes très déçus par le jugement étant donné que les juges ont reconnu eux-mêmes que notre client n'était pas impliqué dans un trafic de drogue et qu'il n'était même pas un consommateur», a déclaré à l'AFP l'avocate de la défense, Marcelina Lin.

Larmes aux yeux

L'homme âgé de 34 ans avait commencé à cultiver du cannabis après avoir lu des articles sur les vertus thérapeutiques de cette drogue susceptible d'atténuer les douleurs de sa femme. Après en avoir consommé, celle-ci a commencé à se sentir mieux, et les plaies dans son dos ont commencé à guérir, a souligné l'avocate.

Les larmes aux yeux, ce père de deux enfants a dit à son avocat qu'il était très déçu par le jugement. Une décision critiquée aussi par des défenseurs des droits de l'homme. (ats/nxp)

Créé: 02.08.2017, 14h17

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

Soumise au vote populaire le 4 mars prochain, l'initiative «No Billag» vise à supprimer la redevance radio et télévision. Si tel devait être le cas, la RTS fermerait boutique, selon son directeur, publié le 22 novembre 2017
Plus...