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Prison pour un manifestant d'opposition

L'opposant Konstantin Kotov écope de 4 ans de prison pour avoir participé à plusieurs manifestations non autorisées.

Image d'illustration.
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AFP

Un militant de l'opposition russe a été condamné jeudi à quatre ans de prison pour avoir participé de façon «répétée» à des manifestations non autorisées. Plusieurs étaient liées au mouvement de contestation électorale qui secoue Moscou.

Un tribunal moscovite a condamné Konstantin Kotov car il avait violé à «plusieurs reprises les règles des manifestations lors des 180 derniers jours», selon les agences russes.

Arrêté le 10 août, ce programmeur informatique d'une trentaine d'années risquait cinq ans de prison selon un article du code pénal russe, crée en 2014 et rarement invoqué, qui interdit de participer de «façon répétée» à des rassemblements non-autorisés.

Konstantin Kotov avait pris part à plusieurs de ces événements organisés par l'opposition cet été et au printemps. «Je ne reconnais pas ma culpabilité. Je crois que prendre part à des manifestations pacifiques n'est pas un crime», a affirmé l'accusé lors de l'audience, selon le site d'opposition Mediazona. Son avocate, citée par l'agence Interfax, a annoncé que son client ferait appel.

La peine la plus lourde

Il s'agit de la peine la plus lourde prononcée contre un manifestant depuis le début d'un important mouvement de contestation, commencé mi-juillet à Moscou.

Depuis cette date, des rassemblements ont eu lieu quasiment chaque week-end dans la capitale russe pour protester contre l'éviction de candidats de l'opposition aux élections locales moscovites du 8 septembre. Pour la plupart non autorisées, elles ont donné lieu au total à près de 2700 interpellations.

La justice russe a commencé cette semaine à juger une quinzaine de manifestants poursuivis dans des affaires criminelles. A la surprise générale, la plupart des accusations les visant ont été abandonnées ou allégées. Mais quatre d'entre eux, accusés de «violences» contre des policiers, ont été condamnés à de lourdes peines de prison allant de deux à trois ans et demi de prison.

Il s'agit du plus important mouvement de contestation depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

(ats)

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