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TrèveLe processus de paix menacé en Ukraine

Le processus de paix en Ukraine reste menacé lundi, au lendemain d'une journée meurtrière dans l'est du pays. L'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses s'accusent mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu.

Six civils ont péri après des bombardements dimanche dans le fief rebelle de Donetsk, selon les autorités locales. Cinq personnes ont été tuées sur place tandis qu'une sixième, grièvement blessée, a succombé à ses blessures à l'hôpital, selon l'adjoint au maire de Donetsk Kostiantyn Savinov.

Quinze civils ont également été blessés, selon la mairie de Donetsk. Dans un communiqué, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a indiqué lundi 15 septembre avoir vu au moins un corps, celui d'une femme gisant au sol.

Incident «très grave»

L'OSCE indique aussi que quatre obus se sont abattus dimanche à 200 mètres des observateurs qui s'étaient rendus sur un marché où des bombardements avaient été signalés. Deux véhicules de l'organisation ont été endommagés, précise-t-elle dans un communiqué.

«Nos six collègues ont pu regagner leur base, mais les deux véhicules ont été sérieusement endommagés. Nous considérons cela comme un incident très grave. C'est la première fois que des tirs atteignent nos véhicules», a déclaré Michael Bociurkiw, porte-parole de l'OSCE.

Il n'a pas été en mesure de désigner le camp d'où provenaient les tirs ni si les observateurs avaient été visés délibérément. «Cela démontre seulement la fragilité du cessez-le-feu», a conclu Michael Bociurkiw.

Combats sporadiques

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 5 septembre, des combats sporadiques se sont poursuivis, notamment autour de l'aéroport de Donetsk, aux mains des forces gouvernementales. Kiev avait accusé dimanche les rebelles de menacer le processus de paix en intensifiant leurs tirs.

Lundi, le «Premier ministre» de la république populaire autoproclamée de Donetsk a lui accusé l'armée ukrainienne de «violation du cessez-le-feu» et de «provocation». Alexandre Zakhartchenko a laissé entendre que les rebelles pourraient ne plus se sentir engagés par l'accord conclu entre Kiev, Moscou et l'OSCE.

Cette trêve est considérée avec méfiance par les Occidentaux, qui la jugent depuis le début insuffisante pour garantir une paix durable. Ils considèrent aussi avec prudence l'engagement du Kremlin à trouver un règlement pacifique à la crise, qui a suscité les pires tensions depuis la fin de la Guerre froide.

Exercices militaires en Ukraine

Parallèlement, l'ouest de l'Ukraine a été lundi le théâtre d'un nouvel épisode de l'épreuve de force qui oppose les Occidentaux et le Kremlin depuis plusieurs mois: le lancement d'exercices militaires, «Rapid Trident 14», au cours desquels se sont déployés des soldats de 15 pays, dont 200 parachutistes américains.

A quelques jours d'une visite du président ukrainien Petro Porochenko à Washington, la Russie accuse les Etats-Unis d'attiser le conflit dans l'est pour des motifs purement stratégiques. Kiev dénonce une tentative russe d'«éliminer l'Ukraine».

Ces dernières accusations interviennent alors que les chefs de la diplomatie français, allemand et russe se sont réunis à Paris pour discuter de la crise ukrainienne, en marge de la conférence internationale pour la sécurité en Irak. Le conflit en Ukraine a déjà fait plus de 2700 morts en cinq mois, selon l'ONU.

ats

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