Netanyahou accumule les revers diplomatiques

Proche-OrientAccord sur le nucléaire validé, étiquetage des produits issus des colonies, drapeau palestinien hissé sur l’ONU...

Benyamin Netanyahou doit désormais calmer le jeu avec Obama. 
AMMAR AWAD/REUTERS

Benyamin Netanyahou doit désormais calmer le jeu avec Obama. AMMAR AWAD/REUTERS

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Israël a essuyé jeudi un triple revers diplomatique, d’abord avec l’approbation par le Sénat américain de l’accord sur le nucléaire iranien, ensuite quand le Parlement européen s’est prononcé pour l’étiquetage des produits des colonies juives, et enfin après un vote de l’Assemblée générale de l’ONU autorisant les Palestiniens à hisser leur drapeau devant son siège. A Washington, Barack Obama a imposé l’accord conclu avec Téhéran le 14 juillet à Vienne en bloquant une résolution soutenue par les républicains au Sénat, qui aurait empêché la levée des sanctions américaines contre l’Iran. Ce vote est un camouflet pour le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui a fait campagne avec l’Aipac, principal lobby juif américain, pour dénoncer l’accord de Vienne. Il n’a pas hésité en mars à croiser le fer dans un discours tapageur devant le Capitole et évoque «une erreur historique» qui fait planer sur Israël «un danger existentiel». Pas moins de 85% de ses compatriotes juifs partagent d’ailleurs cette crainte, selon un sondage publié hier.

Autant dire que Netanyahou doit désormais calmer le jeu avec Obama. Tous deux pourraient se retrouver à la fin du mois en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ou en novembre à la Maison-Blanche. Au menu: des «compensations américaines» garantissant la suprématie militaire qualitative d’Israël, notamment l’augmentation «substantielle» de l’aide sécuritaire annuelle (3 milliards de dollars), le développement du système israélien de défense antimissile «Fronde de David» et la fourniture à prix avantageux de F-35 ultrasophistiqués, en sus de 33 appareils déjà commandés.

Plus que jamais le soutien du grand allié américain est impératif pour Israël, dont la position internationale s’étiole. Par 525 voix contre 70 et 31 abstentions, le Parlement de Strasbourg a approuvé une motion exigeant «l’étiquetage correct» des produits des colonies israéliennes vendus sur le marché européen. Netanyahou parle de «discrimination» et de «boycott des produits juifs» faisant écho à «un sinistre passé». Selon l’UE et la communauté internationale, les colonies sont «illégales» et font «obstacle à la paix».

Netanyahou s’affirme prêt à renouer «immédiatement et sans condition préalable» le dialogue de paix avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, suspendu en avril 2014. Mais son fragile gouvernement de droite est difficilement crédible. «Ce cabinet n’a aucun objectif, si ce n’est de se maintenir. Il est voué à disparaître», déclare le chef de l’opposition, Yitzhak Herzog. Pas moins de 52% des Israéliens juifs soutiennent pourtant la «solution de deux Etats». Lassé par deux décennies de palabres, Abbas veut isoler Israël: il a encore marqué un point jeudi quand l’Assemblée générale de l’ONU a permis, par 119 voix contre 8 (dont les Etats-Unis) et 45 abstentions, à l’Etat palestinien – qui n’a qu’un statut d’observateur – de hisser symboliquement son drapeau devant le Palais de Verre de Manhattan.

Créé: 11.09.2015, 21h14

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