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Etats-UnisAffaire russe: Trump parle d'«histoire bidon»

Robert Mueller, responsable de l'enquête sur l'ingérence russe, enquête désormais sur une possible obstruction à la justice de la part du président.

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)
Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)
Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)
Keystone
Ici à Sydney. (21 janvier 2017)
Ici à Sydney. (21 janvier 2017)
Keystone
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Donald Trump est désormais dans le viseur du procureur spécial américain Robert Mueller. Celui-ci enquête sur les affaires russes et veut savoir, selon de nouvelles révélations, si le président étasunien a fait entrave à la justice.

Donald Trump s'est indigné jeudi de ces informations sans les démentir. Il a qualifié de nouveau sur Twitter de «bidon» l'hypothèse d'une collusion entre certains de ses proches et la Russie pendant la campagne électorale américaine. L'enjeu est considérable pour lui. Si des preuves d'entrave à la justice étaient réunies, cela pourrait ouvrir la voie à une procédure de destitution.

La semaine dernière, l'ancien chef du FBI James Comey, limogé par Donald Trump début mai, avait fait état de pressions du président américain dans l'enquête sur la Russie.

James Comey a déclaré que le président américain lui avait fait comprendre qu'il souhaitait voir abandonnée la partie de l'enquête concernant son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Réputé proche de la Russie et au coeur des soupçons de connivence avec Moscou, celui-ci a démissionné le 13 février, accusé de n'avoir pas dit toute la vérité sur ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington.

Poutine offre l'asile à Comey

Mis en cause personnellement par les services de renseignements américains pour avoir piloté les piratages informatiques de la campagne de Hillary Clinton, le président russe Vladimir Poutine a une fois de plus tourné en dérision toute l'affaire. James Comey pourrait obtenir «l'asile politique» en Russie, s'est-il amusé jeudi.

Le Congrès américain semble de son côté déterminé à ne pas relâcher la pression vis-à-vis de la Russie et à garder le contrôle des mesures prises à son égard. Le Sénat a ainsi adopté jeudi de nouvelles sanctions ainsi qu'une proposition de loi qui permet au Congrès d'empêcher le président de lever des sanctions contre Moscou.

Pour déterminer si Donald Trump a tenté de freiner ou de bloquer l'enquête sur une ingérence russe dans la campagne présidentielle, le procureur spécial Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement, selon le Washington Post et le New York Times.

Nouveaux entretiens prévus

Le fait d'élargir le champ de l'enquête à une éventuelle entrave à la justice par Donald Trump représente «un tournant majeur», souligne le Washington Post. Le journal affirme que les enquêteurs sont en outre à la recherche de potentiels délits financiers chez des collaborateurs du milliardaire républicain.

Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d'être entendus. Il s'agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, qui chapeaute toutes les agences, Mike Rogers, directeur de l'agence d'interception des communications NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett. Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine.

Echange du 22 mars

Toujours d'après le Washington Post, M. Mueller s'intéresse particulièrement à un échange entre Daniel Coats et ses collaborateurs le 22 mars. Le directeur du Renseignement aurait alors confié que Donald Trump lui avait demandé d'intervenir auprès de James Comey pour qu'il abandonne l'enquête sur Michael Flynn.

Quelques jours plus tard, Donald Trump avait demandé à MM. Coats et Rogers de déclarer publiquement qu'il n'existait aucune preuve de collusion entre son entourage et la Russie, ce que les deux hommes avaient refusé de faire, selon le journal.

Fuite «scandaleuse»

Sans réagir sur le fond, l'avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, a dénoncé mercredi une «fuite d'information du FBI concernant le président (...) scandaleuse, inexcusable et illégale».

Les experts jugent peu probable que le ministère de la Justice prenne l'initiative d'inculper un président en exercice, même si l'enquête de M. Mueller conclut à une entrave à la justice de la part de Donald Trump.

Mais une telle éventualité pourrait mettre la pression sur le Congrès, à majorité républicaine, pour qu'il déclenche une procédure politique de destitution contre le président.

Les procédures de destitution lancées contre les présidents Bill Clinton en 1998 et Richard Nixon en 1974 se basaient toutes deux sur des accusations d'entrave à la justice.

AFP

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