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Puigdemont est de retour en Belgique

De retour à Bruxelles, l'ex-président catalan promet de continuer à «défendre la juste cause du peuple catalan».

La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)
La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)
AFP
Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)
Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)
AFP
Le premier Ministre Mariano Rajoy ne devrait pas survivre à une motion de censure vendredi. Celui qui a combattu l'indépendance de la Catalogne devrait tomber après une alliance entre la gauche, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans. (1er juin 2018)
Le premier Ministre Mariano Rajoy ne devrait pas survivre à une motion de censure vendredi. Celui qui a combattu l'indépendance de la Catalogne devrait tomber après une alliance entre la gauche, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans. (1er juin 2018)
Keystone
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L'ex-président indépendantiste de Catalogne, Carles Puigdemont, a promis de continuer et a tenu une conférence de presse samedi à Bruxelles, marquant son retour en Belgique.

«Ce n'est pas la fin du voyage. Je voyagerai jusqu'au dernier recoin de notre continent pour défendre la juste cause du peuple catalan», a déclaré M. Puigdemont lors d'une conférence de presse à la représentation de la Catalogne à Bruxelles.

Le dirigeant indépendantiste a auparavant rencontré dans la matinée des membres du gouvernement catalan et d'anciens ministres en exil.

Il luttera depuis Waterloo

Quatre mois après son arrestation en Allemagne alors qu'il rentrait en Belgique, venant en voiture de Finlande, le chef indépendantiste catalan, âgé de 55 ans, est de retour au coeur de l'Europe, renforcé par la décision de l'Espagne de retirer son mandat d'arrêt européen.

Le Catalan compte désormais diriger la lutte indépendantiste depuis Waterloo, dans la banlieue bruxelloise, site de la défaite de Napoléon en 1815 contre une coalition européenne.

M. Puigdemont y loge dans une villa cossue, baptisée «Maison de la République», qui sera la base à partir de laquelle il tentera de mettre sur pied un «Conseil de la République», organe officieux de la cause séparatiste en exil, visant à l'internationaliser.

L'objectif de M. Puigdemont, qui reconnaît qu'«aucun» État membre de l'Union européenne ne le soutient, est de «continuer (...) de développer des activités en lien avec ce que le peuple de Catalogne a approuvé le 1er octobre», en référence au référendum d'autodétermination de 2017 interdit par la justice et marqué par des violences policières.

Fin de l'odyssée

Le retour de M. Puigdemont en Belgique, où il était arrivé peu après la prise de contrôle de la Catalogne par le gouvernement central espagnol à la suite de l'échec d'une déclaration d'indépendance le 27 octobre 2017, met fin à une odyssée qui l'a brièvement conduit à la prison en Allemagne.

Les autorités allemandes l'avaient en effet arrêté le 25 mars en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne. En juillet, la justice allemande avait finalement refusé de l'extrader pour rébellion (passible de 25 ans de prison), en ne retenant que le chef d'accusation beaucoup moins grave de malversation pour avoir utilisé des fonds publics afin d'organiser un référendum illégal d'autodétermination.

Mandat d'arrêt européen retiré

Le juge d'instruction en Espagne, où neuf dirigeants catalans sont en détention provisoire pour rébellion, a alors décidé le 19 juillet de retirer le mandat d'arrêt européen le visant ainsi que cinq autres personnalités indépendandistes installées en Belgique, en Suisse et en Écosse. Le juge a en revanche maintenu ce mandat d'arrêt pour l'Espagne.

Ce retrait du mandat d'arrêt européen permet à Carles Puigdemont de poursuivre son combat à l'étranger.

«Logique du pire»

Sa nouvelle marge de manoeuvre lui permet aussi d'«accroître son influence» sur toute la mouvance indépendantiste, selon l'analyste Jordi Amat.

Le week-end dernier, M. Puigdemont est parvenu à renverser la direction de son parti indépendantiste conservateur (PDeCAT), qui s'était montrée plus ouverte au dialogue avec Madrid. Il conserve aussi de nombreux fidèles dans la majorité séparatiste au Parlement catalan.

«Puigdemont va essayer de boycotter le dialogue» avec le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, estime M. Amat, car «la logique du pire» est dans son intérêt.

(AFP)

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