Quatre discours sur l’état de l’Union qui ont marqué l’Histoire

Etats-UnisBarack Obama prononce ce mardi son huitième et dernier discours sur l’état de l’Union devant le Congrès.

Le dôme illuminé du Capitole, ce mardi 12 janvier, avant le dernier discours sur l’état de l’Union de Barack Obama.

Le dôme illuminé du Capitole, ce mardi 12 janvier, avant le dernier discours sur l’état de l’Union de Barack Obama. Image: AP

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Barack Obama, qui quittera ses fonctions de président des Etats-Unis au début de 2017, prononce ce mardi son huitième et dernier discours sur l’état de l’Union devant le Congrès. Cette tradition qui rythme chaque année la vie politique américaine a pour objectif de présenter les grandes orientations que le président souhaite donner à sa politique pour l’année à venir. Certains de ces rendez-vous phares, initiés par George Washington le 8 janvier 1790, ont marqué l’histoire du pays, voire celle du monde. Retour sur quatre discours qui ont marqué l’Histoire.

1823 La doctrine Monroe

Le 2 décembre, le 5e président des Etats-Unis, James Monroe, présente la doctrine qui portera son nom et dirigera la stratégie diplomatique vis-à-vis de l’Europe pendant un siècle et demi. Doctrine que résume le dicton populaire «L'Amérique aux Américains». «Séparés comme nous le sommes de l’Europe par l’immense océan Atlantique, nous ne pouvons pas nous préoccuper des guerres des gouvernements européens», déclare-t-il. Le président prévient que les Etats-Unis ne sont plus une terre à disposition des Européens et met en garde ces derniers contre toute ingérence et intervention sur sol américain. Monroe s’engage en contrepartie à ne pas interférer dans les affaires du Vieux-Continent.

1862 Abraham Lincoln et l’abolition de l’esclavage

Dans son discours du 1 décembre 1862, en pleine guerre de Sécession, Abraham Lincoln estime que pour sauver l’Union, il faut abolir l’esclavage. Le 16e président des Etats-Unis demande au Congrès d’adopter plusieurs amendements sur l’indemnisation des propriétaires acceptant d’affranchir leurs esclaves et l’affectation de crédits permettant aux affranchis de pouvoir s’expatrier s’ils le souhaitent. «Nous ne pouvons échapper à l’Histoire. En donnant la liberté aux esclaves, nous garantissons la liberté des hommes libres. C’est un chemin qui, si nous le suivons, sera à jamais applaudi par l’univers et à jamais béni par Dieu», conclut-il. Le 13e amendement interdisant l’esclavage entrera en vigueur le 18 décembre 1865, huit mois après la fin des combats.

1941 «Les quatre libertés» de Franklin Roosevelt

Le 6 janvier 1941, onze mois avant d’entrer en guerre avec le Japon et alors que l’Europe subit l’invasion nazie, Franklin Roosevelt énonce sa vision d’un monde fondé sur quatre libertés humaines essentielles. «La première est la liberté de parole et d'expression - partout dans le monde. La deuxième est la liberté pour chacun d’adorer Dieu comme il l'entend - partout dans le monde. La troisième, c’est d’être libéré du besoin (…) - partout dans le monde. La quatrième, c’est d'être libéré de la peur (…) - partout dans le monde.» Le 32e président des Etats-Unis, qui signera les accords de Yalta quatre ans plus tard, évoque la nécessité d’apporter un soutien armé à ses alliés européens afin de protéger ces valeurs universelles.

2002 «L’axe du mal» de George W. Bush

Le 29 janvier 2002, quatre mois et demi après les attentats du 11 Septembre à New York, George W. Bush, 43e président des Etats-Unis, prononce son premier discours sur l’état de l’Union dans une Amérique meurtrie et traumatisée. Ces déclarations donneront le ton de ses deux mandats. Le président désigne trois pays ennemis de l’Union: la Corée du Nord, l’Iran et l’Irak de Saddam Hussein. «Ces Etats et leurs alliés terroristes constituent un axe du mal, qui vise à menacer la paix dans le monde», déclare-t-il, avant de tracer la ligne de sa guerre contre le terrorisme et de justifier son intervention en Irak pour neutraliser «les armes de destruction massive».

Créé: 12.01.2016, 16h54

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