Quito dénonce des attaques informatiques

Affaire AssangeAprès l'épisode Assange, l'Equateur affirme être victime d'attaques informatiques sans conséquence grave pour l'instant.

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L'Equateur, qui a retiré son asile au journaliste australien Julian Assange, a annoncé samedi avoir subi des attaques informatiques, sans qu'elles n'aient toutefois affecté ses sites gouvernementaux.

«On a réussi à intervenir dans un courrier institutionnel et sur une page d'une municipalité», a tweeté la ministre de l'Intérieur, Maria Paula Romo, sans indiquer d'éventuels responsables. «En dépit de cyberattaques ces derniers jours, aucun site du gouvernement central, ni des parties clefs du secteur privé n'a subi d'intrusion ni de publication indue», a-t-elle ajouté.

Pendant quelques heures samedi, la photographie de Julian Assange occupait la page d'accueil du site de la municipalité de La Mana (centre). On y voyait une image du fondateur de WikiLeaks après son interpellation jeudi à l'ambassade équatorienne à Londres.

Un «proche» d'Assange en détention

Ce même jeudi, Mme Romo avait assuré qu'un «proche» de Julian Assange était impliqué dans un plan de déstabilisation du président équatorien Lenin Moreno, en association avec l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, du précédent président équatorien Rafael Correa (2007-2017), ainsi que «deux hackers russes qui vivent aussi en Equateur».

Ce «proche» est le Suédois Ola Bini, 36 ans, placé en détention provisoire jeudi alors qu'il tentait de partir pour le Japon. Il a été inculpé samedi d'attaque de systèmes informatiques, selon le parquet équatorien.

M. Assange, âgé de 47 ans, s'était réfugié en 2012 dans l'ambassade équatorienne de Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.

Le fondateur de WikiLeaks en 2006 a été arrêté en vertu d'une demande d'extradition américaine pour «piratage informatique», qui sera examinée au cours d'une audience le 2 mai, et d'un mandat délivré en juin 2012 par la justice britannique pour non présentation au tribunal, un délit passible d'un an de prison. Il est accusé d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. (afp/nxp)

Créé: 14.04.2019, 02h14

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