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SyrieDes raids du régime tuent une vingtaine de civils

Le régime syrien a bombardé la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays. On dénombre au moins sept enfants parmi les victimes.

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
AFP
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
Keystone
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Des bombardements du régime syrien et de son allié russe ont tué 20 civils dont sept enfants dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, a annoncé samedi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Des avions et hélicoptères du régime de Bachar el-Assad ont mené vendredi soir des frappes contre le village de Mahambel, dans la province d'Idleb, tuant 13 personnes, parmi lesquelles sept enfants, selon l'OSDH qui possède un large réseau de sources à travers la Syrie.

Samedi, sept personnes ont péri, dont une femme, dans des tirs de roquettes du régime près de Khan Cheikhoun, dans le sud de la province d'Idleb, a indiqué l'OSDH. Un homme, sa femme et leur fille ont également été tués dans une frappe russe à Morek dans la province de Hama, selon la même source.

Depuis fin avril, le régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d'Idleb et ses environs. Les bombardements ont tué plus de 530 civils, selon l'OSDH, et poussé à la fuite quelque 330'000 personnes, d'après l'ONU. Les violences ont fait également 859 morts dans le camp des rebelles et des djihadistes , et 723 dans celui des forces du régime et ses alliés.

Région en mains djihadistes

La province d'Idleb est en grande partie aux mains du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) qui contrôle aussi avec des groupes rebelles des secteurs dans les provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, majoritairement sous contrôle du régime.

Jeudi, cinq civils dont trois enfants ont été tués dans des frappes sur plusieurs localités de la province d'Idleb et dans le nord de celle voisine de Hama. Le même jour, l'armée de l'air syrienne a bombardé trois hôpitaux mis hors-service par de précédents raids.

Au total, 25 structures médicales et 45 écoles ont été endommagées depuis fin avril par les bombardements dans le sud de la province d'Idleb et le nord de celle voisine de Hama, selon l'ONU.

«Je suis horrifié par les attaques contre des zones civiles et des infrastructures civiles», a déclaré vendredi Mark Cutts, l'un des responsables de l'aide humanitaire de l'ONU en Syrie, condamnant également les bombardements des hôpitaux.

Accord de 2018

Frontalière de la Turquie, la province d'Idleb et les secteurs adjacents sous contrôle djihadiste ou rebelle, font l'objet d'un accord conclu en 2018 entre Ankara, parrain de certains groupes rebelles, et Moscou.

Ce pacte, qui devait créer une «zone démilitarisée» pour séparer les territoires contrôlés par HTS et les rebelles des zones gouvernementales, n'a jamais été appliqué dans son intégralité, HTS refusant de se retirer de la zone. Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370'000 morts.

ats

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