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Les rebelles posent des mines à Hodeida

Les rebelles ont miné les entrées du port stratégique de Hodeida, dans l'ouest du Yémen.

Un responsable rebelle s'est dit lundi favorable à un gel des opérations contre les forces loyalistes.
Un responsable rebelle s'est dit lundi favorable à un gel des opérations contre les forces loyalistes.
AFP
Le médiateur de l'ONU pour le Yémen a annoncé vouloir lancé «rapidement» des pourparlers pour la paix, après 4 ans de guerre civile. (Vendredi 16 novembre 2018)
Le médiateur de l'ONU pour le Yémen a annoncé vouloir lancé «rapidement» des pourparlers pour la paix, après 4 ans de guerre civile. (Vendredi 16 novembre 2018)
AFP
Le Yémen du Sud, ancien protectorat britannique indépendant depuis 1967, et le Yémen du Nord, ancienne possession ottomane indépendante depuis 1918, s'unifient le 22 mai 1990. Dès lors, ils forment la République yéménite, sous la présidence d'Ali Abdallah Saleh, président du Yémen du Nord depuis 1978.
Le Yémen du Sud, ancien protectorat britannique indépendant depuis 1967, et le Yémen du Nord, ancienne possession ottomane indépendante depuis 1918, s'unifient le 22 mai 1990. Dès lors, ils forment la République yéménite, sous la présidence d'Ali Abdallah Saleh, président du Yémen du Nord depuis 1978.
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Les rebelles, qui contrôlent la ville portuaire de Hodeida depuis quatre ans, ont posé des mines «pour empêcher toute avancée» des forces progouvernementales, appuyées militairement par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ont affirmé des employés du port à l'AFP.

Les Houthis ont eux-mêmes revendiqué la pose de mines dans divers secteurs de la province de Hodeida en diffusant des séquences mardi soir de ce qu'ils ont présenté comme des explosions de mines visant leurs adversaires.

Dans le même temps, d'intenses efforts diplomatiques internationaux depuis lundi ont permis une nette désescalade à Hodeida, après 12 jours de bombardements et de combats meurtriers.

Un siège redouté

«C'est calme aujourd'hui (mercredi). Apparemment, il n'y a pas eu d'affrontements durant la nuit et ce matin, mais le bruit des avions est toujours entendu», a rapporté une correspondante de l'AFP. Des habitants disent toutefois redouter un siège.

Le port de Hodeida, sur la mer Rouge, est le point d'entrée de plus des trois-quarts des importations et de l'aide humanitaire internationale au Yémen, pays en guerre menacé par une grande famine.

Trois employés du port contactés par téléphone ont déclaré mercredi que les rebelles avaient miné les entrées du port durant la nuit.

Ils ont affirmé que les Houthis avaient planté des explosifs près de deux entrées, l'une menant à «Jizan Road», une grande avenue dans le nord de la ville, et l'autre près de la minoterie Alsanabel.

«Il n'y a plus qu'une seule entrée vers le port et c'est la porte principale qui mène à Mina Street et que les camions utilisent», a dit à l'AFP un employé qui a requis l'anonymat.

Un petit bâtiment du port de Hodeida at été visé par une attaque lundi, pour la première fois depuis juin, date à laquelle la coalition antirebelles a lancé son offensive pour prendre la ville aux Houthis.

Le directeur-adjoint du port, Yahya Sharafeddine, a parlé d'un raid aérien, mais souligné que le port fonctionnait toujours «normalement».

Les Nations unies ont prévenu qu'une attaque contre le port serait «catastrophique» dans un pays où la moitié de la population est en situation de pré-famine.

«Surprises militaires»

Les combats au sol et frappes aériennes dans la province de Hodeida s'étaient intensifiés au cours des dix premiers jours du mois.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), qui a confirmé l'accalmie depuis lundi, ils ont fait 92 victimes civiles, dont 34 sont décédées, au cours de la première semaine de novembre.

Selon des sources militaires progouvernementales et hospitalières, près de 600 personnes, principalement des combattants des deux camps, ont été tués entre le 1er et le 12 novembre à Hodeida même.

D'après un responsable militaire loyaliste, «les opérations offensives sont arrêtées temporairement pour donner la possibilité aux organisations humanitaires de retirer leur personnel, transférer certains blessés et ouvrir des voies sécurisées pour les habitants qui veulent quitter la ville».

Un autre s'est montré plus menaçant: «La bataille ne s'arrêtera que quand Hodeida et la côte ouest seront libérées. Vous pourriez avoir des surprises militaires dans les prochains jours».

Une troisième source progouvernementale a indiqué que les loyalistes étaient actuellement engagés dans «une opération pour sécuriser certains secteurs».

L'ONU et les grands capitales occidentales ont appelé à la cessation des hostilités au Yémen et à la reprise des négociations.

Londres a annoncé que la coalition sous commandement saoudien avait accepté le principe d'une évacuation de rebelles Houthis blessés avant de possibles pourparlers de paix d'ici fin novembre en Suède.

(AFP)

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