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Recherché, un ex-général vénézuélien se rend

Accusé par Washington de «narcoterrorisme», comme Nicolás Maduro, un ex-général vénézuélien s'est rendu en Colombie.

L'ancien général Cliver Alcala, lors d'une conférence de presse en 2016.
L'ancien général Cliver Alcala, lors d'une conférence de presse en 2016.
AFP

Un général vénézuélien à la retraite, Cliver Alcala, accusé de «narcoterrorisme» par les États-Unis, s'est rendu aux autorités américaines en Colombie, selon des médias. Le président vénézuélien Nicolás Maduro est accusé par Washington de la même infraction.

L'ancien militaire s'est présenté vendredi à des agents des services colombiens de renseignement, qui l'ont ensuite remis aux autorités américaines, indique le quotidien «El Tiempo de Bogota». Les États-Unis ont annoncé jeudi l'inculpation de Nicolás Maduro et de plusieurs de ses proches pour «narcoterrorisme».

Washington a offert 15 millions de dollars (14 millions de francs) pour toute information menant à l'arrestation du président vénézuélien et de 14 responsables ou ex-responsables vénézuéliens. Parmi eux figure Cliver Alcala, un ancien proche collaborateur de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), prédécesseur de Nicolas Maduro.

Opposant à Maduro

Le général à la retraite, qui résidait dans la ville colombienne de Barranquilla depuis deux ans, a été immédiatement emmené à New York par un vol ayant reçu une autorisation spéciale, dans le contexte de confinement général décrété depuis mercredi en Colombie en raison de l'épidémie de coronavirus.

«Ma famille, je vous dis au revoir pour un moment, j'affronte la responsabilité de mes actes avec vérité», a déclaré Cliver Alcala, 58 ans, dans une vidéo diffusée vendredi sur son compte Instagram. Le général Alcala avait pris sa retraite de l'armée en 2013, à l'arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro, dont il est devenu un farouche opposant.

Il s'était réfugié en Colombie et soutient le chef de file de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président vénézuélien par intérim par une soixantaine de pays, dont les États-Unis. Le gouvernement américain n'a eu de cesse ces derniers mois d'accentuer la pression sur Nicolás Maduro à coup de sanctions de plus en plus drastiques pour tenter de l'évincer.

(ats)

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