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Reda Kriket visait «sûrement» l'Euro de football

Le Premier ministre Manuel Valls a livré cette information pour la première fois devant l'Assemblée nationale.

Manuel Valls a dévoilé des éléments concernant le réseau du jihadiste présumé Reda Kriket.
Manuel Valls a dévoilé des éléments concernant le réseau du jihadiste présumé Reda Kriket.
Keystone

Le djihadiste, présumé Reda Kriket, arrêté en mars à Argenteuil (Val d'Oise), visait «sûrement» l'Euro-2016 de football organisé en France, a indiqué mardi soir le Premier ministre Manuel Valls devant l'Assemblée nationale.

C'est la première fois qu'est officiellement citée la cible probable du réseau démantelé de ce Français de 34 ans, qui préparait selon les autorités françaises un attentat de «grande ampleur».

«Depuis 2012, 16 attentats ont été déjoués. Notamment par l'arrestation, en mars 2016, à Argenteuil, d'un individu disposant chez lui d'un véritable arsenal, et d'explosifs à grande puissance, avec sûrement l'Euro de football en ligne de mire», a dit M. Valls devant les députés.

Lundi soir à Matignon, le Premier ministre avait déjà commencé à donner des indications sur cette cible, en affirmant qu'un attentat potentiellement «très meurtrier» avait été déjoué «juste avant l'Euro».

Son entourage avait précisé qu'il ne parlait pas d'un nouveau groupe mais de Reda Kriket.

Alors que les autorités françaises exprimaient leur soulagement d'avoir mené l'Euro de football sans attentat, le carnage de Nice (84 morts) a eu lieu le 14 juillet, quatre jours après la finale.

D'autres tueries

Le Premier ministre a ajouté que la France devait s'attendre à «d'autres attentats» et «d'autres innocents tués» dans un discours mardi soir devant les députés pour la prolongation de l'état d'urgence après la tuerie de Nice.

«Même si ces mots sont durs à prononcer, c'est mon devoir de le faire : il y aura d'autres attentats et il y aura d'autres innocents tués. Nous devons, non pas nous habituer - jamais - mais apprendre à vivre avec cette menace. A vivre avec elle et à la combattre», a déclaré M. Valls, alors que la France vient de subir sa troisième tuerie de masse en 18 mois.

(AFP)

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