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Ils demandent l'asile après avoir aidé Snowden

Des migrants pauvres avaient caché à Hong Kong le lanceur d'alertes en 2013. Ils craignent aujourd'hui pour leur sécurité et demandent l'asile au Canada.

Des migrants pauvres avaient caché dans leurs appartements à Hong Kong Edward Snowden en 2013. Aujourd'hui, les réfugiés craignent pour leur sécurité et ils demandent l'asile au Canada. (9 mars 2017)
Des migrants pauvres avaient caché dans leurs appartements à Hong Kong Edward Snowden en 2013. Aujourd'hui, les réfugiés craignent pour leur sécurité et ils demandent l'asile au Canada. (9 mars 2017)
archive, AFP
La justice norvégienne a de nouveau débouté mercredi l'ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden. Il demandait des garanties contre une éventuelle extradition s'il venait chercher une récompense en Norvège. (Mercredi 28 septembre 2016)
La justice norvégienne a de nouveau débouté mercredi l'ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden. Il demandait des garanties contre une éventuelle extradition s'il venait chercher une récompense en Norvège. (Mercredi 28 septembre 2016)
Reuters
A man looks in Moscow on July 12, 2013, at a computer screen displaying a photo US National Security Agency (NSA) fugitive leaker Edward Snowden (C) during his today's meeting with leading Russian rights activists and lawyers at Moscow's Sheremetyevo airport where he has been stuck in transit for the last three weeks. Snowden met today around a dozen Russian rights activists, lawyers and other figures in a closed-door meeting at Moscow's Sheremetyevo airport, an official said. AFP PHOTO / STR
A man looks in Moscow on July 12, 2013, at a computer screen displaying a photo US National Security Agency (NSA) fugitive leaker Edward Snowden (C) during his today's meeting with leading Russian rights activists and lawyers at Moscow's Sheremetyevo airport where he has been stuck in transit for the last three weeks. Snowden met today around a dozen Russian rights activists, lawyers and other figures in a closed-door meeting at Moscow's Sheremetyevo airport, an official said. AFP PHOTO / STR
Keystone
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Des réfugiés avaient caché à Hong Kong dans leurs petits appartements Edward Snowden qui venait de lancer l'une des plus grande fuites de données de l'histoire des Etats-Unis.

L'histoire n'avait été révélée qu'en septembre dernier, et leurs avocats les disent depuis dans le viseur de Hong Kong et de leurs pays d'origine.

Des migrants ont indiqué avoir été interrogés par les autorités de Hong Kong sur leurs liens avec Snowden.

Deux d'entre eux, originaires du Sri Lanka, l'ont également été par des agents sri lankais venus pour cela à Hong Kong.

«Circonstances exceptionnelles»

Jeudi, l'un de leurs avocats, le Canadien Marc-André Seguin, a annoncé avoir officiellement demandé aux autorités canadiennes de leur accorder le droit d'asile, invoquant une «question de vie ou de mort».

Ils espèrent que le Canada, considéré comme un pays ouvert aux réfugiés, fera de leurs cas une «priorité» et les acceptera au regard des «circonstances exceptionnelles», a ajouté Marc-André Seguin, en soulignant que «trois enfants apatrides» sont concernés.

Après avoir livré à des journalistes des milliers de documents mettant en lumière la surveillance américaine tentaculaire sur les communications dans le monde, Edward Snowden avait fui son hôtel de Hong Kong pour passer dans la clandestinité, trouvant refuge pendant deux semaines dans un quartier pauvre où s'entassent une partie des 11'000 migrants de la ville. Il vit aujourd'hui à Moscou.

Dans la peur de l'expulsion

Hong Kong n'est pas signataire de la convention de l'ONU sur les réfugiés et n'octroie pas l'asile, mais est tenu par la Convention de l'ONU contre la torture et les traitements dégradants d'examiner les demandes de protection introduites au titre de ce type de risques, et du risque de persécution.

De nombreux migrants y passent des années à attendre que le gouvernement hongkongais leur accorde sa protection. Mais moins de 1% de ces demandes sont satisfaites, et la plupart vivent dans la peur de l'expulsion.

Originaires des Philippines et mère d'une fille de cinq ans, Vanessa Rodel, qui a aidé Snowden à se cacher et a demandé l'asile au Canada, a déclaré à l'AFP n'avoir aucun regret, espérant désormais pouvoir «aller au Canada et y redémarrer une vie en toute liberté et sécurité».

(AFP)

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