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InvestissementsRencontre Abe-Trump: polémique en vue

La presse affirme que le Premier ministre japonais va promettre des investissements d'un fonds public aux Etats-Unis.

Shinzo Abe à Tokyo. (Mercredi 1er février 2017)
Shinzo Abe à Tokyo. (Mercredi 1er février 2017)
Keystone

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, devrait, selon la presse, saisir l'occasion d'un sommet à Washington avec Donald Trump pour faire part de promesses d'investissements aux Etats-Unis par le fonds de pension public du Japon, qui dément.

Ces informations, publiées jeudi par le quotidien économique Nikkei, ont été vigoureusement rejetées par le GPIF (Government Pension Investment Fund), le plus important du monde. «Ce n'est pas vrai», a réagi son patron, Norihiro Takahashi, dans un communiqué diffusé via le compte officiel Twitter du fonds.

«Le GPIF investit dans une perspective de long terme, avant tout dans l'intérêt des retraités. Nous n'apporterons pas de changements au contenu de nos opérations à la requête du gouvernement», a-t-il souligné.

Des projets d'infrastructures, selon la presse

«Nous ne prenons jamais une décision d'investissements dans le cadre d'un plan de relance d'un gouvernement», a insisté un porte-parole interrogé par l'AFP à Tokyo. Le Nikkei affirme de son côté, sans citer de source, que «le GPIF va se porter acquéreur d'obligations émises par des entreprises américaines pour financer des projets d'infrastructure».

Le fonds peut consacrer jusqu'à 5% de ses 130'000 milliards d'actifs (1.065 milliards d'euros) à ce type d'investissements, rappelle le journal. Or «actuellement, seulement quelques dizaines de milliards de yens sont dédiés aux infrastructures, ce qui laisse une grande marge de manoeuvre».

Cet apport du GPIF ferait partie d'un programme plus large, destiné à créer des centaines de milliers d'emplois aux Etats-Unis, qu'avait évoqué Shinzo Abe mercredi au Parlement, sans détails concrets.

Apaiser des relations tendues

Parmi les projets à l'étude, figurent le financement de lignes ferroviaires à grande vitesse au Texas et en Californie, le développement conjoint de robots médicaux et d'assistance aux soins ou encore un volet nucléaire (recherche sur le démantèlement des réacteurs).

Le Premier ministre nippon, qui sera probablement accompagné le 10 février à Washington par le ministre des Finances Taro Aso, celui du Commerce, Hiroshige Seko, et le chef de la diplomatie, Fumio Kishida, espère ainsi apaiser les relations un peu tendues avec son proche allié depuis l'arrivée de Donald Trump.

Le président américain a signé le retrait du traité de libre-échange transpacifique (TPP), cher au gouvernement Abe, et a accusé le Japon de dévaluer sa monnaie pour gagner un avantage compétitif sur les Etats-Unis. Il avait aussi pendant sa campagne menacé de remettre en cause l'engagement militaire américain dans l'archipel.

AFP

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