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AzerbaïdjanRésultats des législatives remis en question

Selon l'OSCE, «des violations significatives de procédure» lors des législatives anticipées en Azerbaïdjan sèment le doute quant à l'honnêteté des résultats.

Une femme vote dans un bureau de vote lors des élections législatives de Bakou (9 février 2020).
Une femme vote dans un bureau de vote lors des élections législatives de Bakou (9 février 2020).
AFP

Des doutes pèsent sur l'«honnêteté» des résultats des législatives anticipées en Azerbaïdjan, remportées par le parti au pouvoir et où l'opposition n'a eu qu'un siège, a jugé lundi la mission d'observation électorale de l'OSCE.

«Des violations significatives de procédure lors du décompte (des voix) et de la tabulation (des résultats) suscitent des doutes quant à l'honnêteté des résultats», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le parti au pouvoir Yeni («Nouveau») Azerbaïdjan, a remporté 65 sièges sur 125 au Parlement, après le dépouillement lundi des bulletins de vote dans 87% des districts électoraux de cette ex-république soviétique riche en pétrole.

L'opposition n'a obtenu elle qu'un député et dénoncé des législatives truquées visant à renforcer l'emprise du président Ilham Aliev. Le reste des sièges doit revenir à différents partis largement considérés comme pro-présidentiels.

Souvent critiqué

«La législation et l'environnement politique restrictifs ont empêché une véritable compétition» électorale, a estimé la mission d'observation électorale de l'OSCE dans le communiqué, en affirmant que les «électeurs n'avaient eu pas de choix réel».

Même si plus de 1.300 candidats de 19 partis ont participé au scrutin, «la campagne électorale était imperceptible à cause d'un environnement politique sous contrôle», assure encore l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Au pouvoir en Azerbaïdjan depuis 2003, Ilham Aliev est souvent critiqué par l'opposition et les défenseurs des droits de l'Homme qui l'accusent de répression de la liberté d'expression dans le pays.

«Malgré les garanties constitutionnelles pour la liberté d'expression et l'accès libre à l'information, ces derniers sont drastiquement restreints par la législation», rappelle le communiqué.

AFP

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