Retour aux armes d'ex-Farc: Pompeo réagit

ColombieLe chef de la diplomatie américaine a dénoncé vendredi la violation de l'accord de paix par d'anciens combattants Farc.

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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dénoncé vendredi le retour aux armes d'anciens combattants des Farc en Colombie, faisant même planer la menace d'extraditions vers les Etats-Unis.

«Nous rejetons fermement les récents appels lancés par certains individus d'abandonner les engagements pris par les Farc dans le cadre de l'accord de paix de 2016 et de poursuivre le terrorisme et la violence» a déclaré le secrétaire d'Etat américain dans un communiqué.

Jeudi, plusieurs anciens chefs de la guérilla des Farc, sont réapparus en treillis et munis de fusils pour annoncer la reprise de la lutte armée, dénonçant «la trahison» par l'Etat du pacte de 2016.

«Se lever en armes face à l'oppression»

«Nous annonçons au monde qu'a commencé le deuxième Marquetalia (berceau de la rébellion marxiste en 1964, ndlr) au nom du droit universel des peuples à se lever en armes face à l'oppression», a affirmé l'ex-numéro deux des Farc, Ivan Marquez dans une vidéo de 32 minutes diffusée sur YouTube.

La Juridiction spéciale de paix (JEP) en Colombie, chargée de juger les crimes commis pendant la confrontation armée, a donné l'ordre d'arrêter ces anciens chefs rebelles. «Les Etats-Unis accueillent toute action visant à s'assurer que ceux qui ont commis ou continuent de commettre de graves crimes depuis la signature des accords de paix en 2016 seront rendus responsables», a déclaré Mike Pompeo. De telles personnes «pourraient être extradées», a-t-il ajouté.

Washington avait déjà réagi jeudi par la voix du représentant spécial de la diplomatie américaine pour le Venezuela, qui avait exprimé la «grande inquiétude» américaine au sujet du soutien, selon lui, du «régime vénézuélien» aux groupes armés colombiens. (afp/nxp)

Créé: 31.08.2019, 00h58

Un millier de propriétés légalisées dans une zone affectée par la guerre

Le gouvernement colombien a octroyé vendredi plus d'un millier de titres de propriété de terrains, d'une superficie équivalente à 1.350 stades de foot, aux paysans de l'une des communes les plus touchées par le conflit armé.

Le président Ivan Duque a remis ces 1.058 titres, correspondant à 295 parcelles formalisées et à 763 terrains vagues, à des centaines de paysans de la municipalité d'Ovejas, dans le département de Sucre (nord), théâtre d'un massacre commis par des paramilitaires d'extrême droite en 2001.

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