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Le retrait de la Russie fragilise la Cour de La Haye

Après l’annonce du retrait de trois pays d’Afrique, le décret de Vladimir Poutine torpille une institution déjà mal en point.

La Russie a annoncé mercredi son intention de retirer sa signature du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Moscou a signé en 2000 – mais n’a jamais ratifié – le Statut de Rome créant cette juridiction pénale chargée de juger les personnes accusées de crime contre l’humanité et de crime de guerre. Cette annonce intervient au premier jour de l’assemblée à La Haye des pays qui ont signé le Traité de Rome, qui a donné naissance à cette institution. C’est le président russe Vladimir Poutine qui a signé le décret de retrait de la Russie. «La notification parviendra bientôt» à la Cour, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «En quatorze ans d’activité, la Cour a seulement prononcé cinq verdicts, en dépensant malgré cela plus d’un milliard de dollars», ajoute la diplomatie russe.

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