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Le RN retire l'accréditation d'un journaliste puis se ravise

Le journaliste de Libération Tristan Berteloot, a raconté que le Rassemblement national lui avait retiré son accréditation en raison de son article sur le maire de Fréjus.

En 2017, les sociétés de journalistes avaient signé une pétition pour protester contre une décision du FN de «choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen».
En 2017, les sociétés de journalistes avaient signé une pétition pour protester contre une décision du FN de «choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen».
Keystone

Le service de presse du Rassemblement National (RN) a indiqué à l'AFP que le journaliste de Libération Tristan Berteloot était de nouveau accrédité. Ce revirement intervient après les protestations de plusieurs confrères journalistes, qui ont dénoncé sur Twitter une «atteinte grave à la liberté de la presse».

Tristan Berteloot a dit que le RN lui avait retiré son accréditation en raison de son article sur le maire de Fréjus, David Rachline, par ailleurs membre du bureau exécutif (direction) du RN. «Lisez l'article», titré «David Rachline, du petit grand chose au grand fayot», a justifié le service de presse du parti d'extrême droite à l'AFP.

Des journalistes plus accrédités depuis 2012

«Le RN comme le FN continue à avoir un problème avec la liberté de la presse», a alors réagi auprès de l'AFP Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération, avant que le RN finalement ne se ravise.

Les journalistes de Mediapart et de l'émission Quotidien ne sont plus accrédités aux réunions ou conférences de presse du parti d'extrême droite depuis 2012.

En avril, une journaliste de Mediapart avait été refoulée d'un meeting de la présidente du RN Marine Le Pen près de Rennes, au motif que les journalistes du site d'informations étaient « des militants politiques, pas des journalistes ». Mediapart avait dénoncé un parti d'extrême droite «hostile à la liberté de la presse».

Pétition

Pendant la campagne présidentielle 2017, les sociétés de journalistes de près d'une trentaine de médias, dont l'AFP, avaient signé une pétition pour protester contre une décision du FN de «choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen» et dénoncé «une entrave à la liberté» d'informer.

Au second tour de la présidentielle en 2017, une quinzaine de médias avaient été interdits d'assister à la soirée électorale du parti, provoquant par solidarité un «boycott» d'autres médias.

(ats)

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