Un «robot tueur» a abattu le snipper

Fusillade de DallasL'homme qui a tué cinq policiers a lui-même été tué par une machine. Un usage qui pourrait se développer.

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Le choix de la police de Dallas d'envoyer un robot télécommandé pour tuer l'homme suspecté d'avoir abattu plusieurs policiers marque une première pour les forces de l'ordre américaines. Et témoigne d'un usage qui devrait aller en se développant.

Le sniper suspecté d'avoir tiré sur des policiers et retranché depuis des heures dans un bâtiment est finalement tué grâce à un robot télécommandé utilisé pour faire détoner une bombe.

Large éventail

Toute autre option qu'une explosion télécommandée pour neutraliser l'Afro-Américain de 25 ans «aurait fait courir un grand danger aux policiers», a expliqué le chef de la police de Dallas, David Brown, sans donner toutefois davantage de précisions sur l'engin utilisé.

L'inventaire de l'équipement des services d'urgence de la ville de Dallas montre toutefois qu'ils disposent d'un robot Northrop Grumman Andros conçu pour les équipes de démineurs et l'armée. Selon des médias américains, cet engin a pu être employé dans l'opération de Dallas. Ce robot est «conçu pour contrer un large éventail de menaces, dont des véhicules piégés», selon le site de Northrop.

Robot pour le déminage

«C'est la première fois qu'un robot est utilisé de cette façon par la police», a assuré sur Twitter Peter Singer, de la Fondation New America, un groupe de réflexion spécialisé dans les questions liées aux nouvelles technologies. Ce spécialiste des méthodes modernes de combat a précisé qu'un appareil baptisé Marcbot «a été employé de la même façon ad hoc par les troupes en Irak».

Il est probable que le robot de Dallas soit né «d'un arrangement improvisé» plutôt que «d'avoir été conçu pour cet usage», a complété Matt Blaze, professeur d'informatique de l'université de Pennsylvanie, pointant ainsi vers la possibilité d'un robot d'ordinaire employé pour le déminage.

Dans l'armée américaine, les robots terrestres transforment le visage de la guerre depuis plusieurs années. Ils sont capables de récupérer et désactiver une charge explosive à l'aide d'un bras téléguidé par des soldats restés à l'abri du danger. Ils semblent voués à être de plus en plus employés par les forces de l'ordre.

«Telebot»

Des chercheurs de l'université de Floride travaillent, eux, au développement de «Telebot», comparé dans certains articles au célèbre «Robocop» imaginé au cinéma.

Destiné à assister des policiers handicapés pour qu'ils puissent reprendre le service, Telebot a été conçu «pour avoir l'air intimidant et assez autoritaire pour que les citoyens obéissent à ses ordres» tout un gardant «une apparence amicale» qui rassure «les citoyens», selon un rapport d'étudiants de l'université de Floride.

L'arrivée de robots aux armes potentiellement létales dans la police ne fait pas l'unanimité. L'ONG Human Rights Watch et l'organisation International Human Rights Clinic, qui dépend de l'université de Harvard, s'inquiètent du recours aux robots par les forces de l'ordre.

Ces engins «ne seraient pas dotés de qualités humaines, telles que le jugement et l'empathie, qui permettent à la police d'éviter de tuer illégalement dans des situations inattendues», ont-elles écrit dans un rapport. (ats/nxp)

Créé: 08.07.2016, 22h37

Du matériel servant à fabriquer des bombes au domicile du tireur

La police américaine a retrouvé vendredi du matériel servant à fabriquer des bombes au domicile du principal suspect de la tuerie de Dallas. Chez Micah Johnson, un ancien soldat de 25 ans, la police a retrouvé «du matériel servant à fabriquer des bombes, des gilets pare-balles, des fusils, des munitions et un journal personnel de tactiques de combat», a détaillé la police de Dallas dans un communiqué.

Défens des Noirs

Désireux de venger les homicides de deux Noirs cette semaine par des forces de l'ordre, le tueur présumé de cinq policiers à Dallas semblait soutenir des organisations de défense des Afro-Américains. Une image sur Facebook l'atteste.

Sur la photo que ce jeune Noir de 25 ans a publié sur Facebook, on le voit vêtu d'une tunique colorée de style africain, poing serré en l'air, rappelant le geste devenu symbole des luttes d'émancipation des Afro-Américains dans la deuxième moitié du siècle dernier et popularisé par Nelson Mandela. La photo a été prise devant le drapeau panafricain rouge, noir et vert qui était souvent porté comme symbole de ces mouvements dans les années 60 en Amérique.

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