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DiplomatieEn Russie, Macron veut nouer un «dialogue franc»

Le gouvernement français a «beaucoup de désaccords» avec Moscou mais n'envisage pas de boycotter la coupe du monde de football pour autant.

Emmanuel Macron va avoir de nombreux sujets à aborder avec Vladimir Poutine à Saint-Petersbourg.
Emmanuel Macron va avoir de nombreux sujets à aborder avec Vladimir Poutine à Saint-Petersbourg.
AFP

Le gouvernement français a «beaucoup de désaccords» avec la Russie. Il n'envisage toutefois pas, contrairement à son homologue britannique, de boycotter la coupe du monde de football, a déclaré mercredi Jean-Yves Le Drian, à la veille d'entretiens entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Saint-Petersbourg.

Le ministre des Affaires étrangères, qui s'exprimait sur France Inter, a notamment cité l'Ukraine, les méthodes «d'intimidation» et d'«ingérence» de la Russie, la question des armes chimiques et la Syrie. Autant de sujets que le chef de l'Etat français sera amené à aborder avec son homologue russe jeudi et vendredi.

«Il faut avoir avec la Russie un dialogue franc mais un dialogue exigeant», a souligné Jean-Yves Le Drian. Concernant la Syrie, il a fait valoir que la Russie n'avait «pas intérêt» à ce que la situation «s'envenime» dans ce pays, où elle est très active.

«D'abord parce que ça lui cause beaucoup de déboires au niveau de son image internationale, mais aussi parce qu'elle a ses risques terroristes propres», a-t-il ajouté.

«Il y a une convergence d'intérêts entre la Russie et la France, et l'Europe, sur la lutte contre le terrorisme.»

«Processus de paix bloqué»

La France entend notamment demander des explications sur la proposition émise il y a quelques jours par l'émissaire de Vladimir Poutine pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, de retrait de toutes les forces armées étrangères déployées dans ce pays. «Pourquoi pas mais cela signifie qu'il faut (...) engager un processus de paix ; aujourd'hui le processus de paix est bloqué», a souligné le ministre français.

De façon plus générale, «est-ce que la Russie est favorable à ce que l'on entre dans un processus de négociation sur les grandes crises du moment ?» a-t-il poursuivi. «Savoir si on va à la coupe du monde ou non, c'est relativement secondaire.» Prié de dire si cela signifiait que la décision n'avait pas été prise, il a répondu : «Absolument.»

Theresa May, chef du gouvernement de Grande-Bretagne, a pour sa part fait savoir qu'aucun ministre britannique ni membre de la famille royale ne se rendrait en Russie pour la coupe du monde de football.

ats

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