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FranceSalariés d'Apple en colère après un refus de prime

Les salariés français d'Apple ont observé des débrayages lundi, suite au refus du géant de leur verser des primes défiscalisées.

La moitié des vingt magasins d'Apple en France ont été touchés par le débrayage. (Image prétexte)
La moitié des vingt magasins d'Apple en France ont été touchés par le débrayage. (Image prétexte)
AFP

Des débrayages ont été observés lundi, à la veille de Noël, dans plusieurs magasins Apple en France pour protester contre la décision du géant américain de ne pas verser de prime exceptionnelle défiscalisée à ses salariés, a-t-on appris de sources syndicales.

La moitié des vingt magasins de la marque à la pomme en France ont été touchés par des débrayages mobilisant de quelques salariés à une trentaine, a indiqué à l'AFP Albin Voulfow, représentant du syndicat CFDT à l'origine de cet appel à la grève, rejoint par la CGT.

Sollicitée par l'AFP, la direction d'Apple Retail France n'avait pas encore réagi en fin de journée. Le mouvement a été décidé après une réunion du comité d'entreprise vendredi au cours de laquelle Apple a indiqué qu'il ne verserait pas de prime exceptionnelle, comme celle que le président Emmanuel Macron souhaite voir versée par les employeurs «qui le peuvent».

Le géant américain du numérique a annoncé début novembre, à l'occasion de la publication de résultats trimestriels du groupe, un bénéfice net annuel de 59,5 milliards de dollars ( 23%) et un chiffre d'affaires de 265,6 milliards de dollars ( 16%).

«Politique sociale inexistante»

Parmi les boutiques les plus touchées par la grève, figuraient celles de La Défense et d'Opéra à Paris, ainsi que celles de Montpellier, de Val d'Europe à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) et de la Part-Dieu à Lyon, a indiqué Franck Lalieux (CGT). Celles de Carré-Sénart (Seine-et-Marne), de Lille, d'Aix-en-Provence, du marché Saint-Germain et des Champs-Élysées à Paris étaient aussi affectées, a ajouté M. Voulfow.

Outre le refus de la direction de verser une prime, la CFDT met en cause «la politique sociale inexistante» de l'entreprise. Le syndicat souligne aussi que le service «cumule erreur sur erreur» et se demande si l'entreprise «sera en mesure de mettre en place» le prélèvement à la source en janvier.

Il réclame de «pouvoir se remettre autour de la table des négociations». Une revendication «entendue» lundi par la direction qui a proposé de discuter pour «améliorer les acquis sociaux, notamment la transformation d'une prime en véritable 13e mois», a ajouté M. Voulfow.

«Cette prime Macron que nous refuse la direction d'Apple Retail France ne doit pas masquer des problèmes bien plus profonds comme les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader», avait tweeté la CGT à la fin de la semaine dernière, en appelant à débrayer lundi de 15H00 à 18H00.

AFP

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