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ONULe Salvador veut entrer au Conseil de sécurité

A la surprise générale, le Salvador a posé sa candidature pour un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, en 2017.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, en 2017.
AFP

Le Salvador a déposé jeudi sa candidature à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité, objet d'une élection vendredi. L'Amérique latine a pourtant déjà choisi Saint-Vincent-et-les-Grenadines pour la représenter en 2020-2021.

Cinq postes sont à pourvoir au total pour ces deux années: deux pour l'Afrique, un pour l'Amérique latine et les Caraïbes, un pour l'Europe de l'Est et un pour l'Asie-Pacifique. Ces régions s'entendent souvent à l'avance pour présenter un seul candidat, assuré du coup de l'emporter.

Pour l'Afrique, la Tunisie et le Niger sont candidats vendredi. Pour l'Asie-Pacifique, il s'agit du Vietnam. Pour l'Europe de l'Est qui ne s'est pas mise d'accord sur un seul nom, deux candidats s'affrontent, la Roumanie et l'Estonie. Pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Saint-Vincent-et-les-Grenadines avait été choisi et s'annonçait comme le plus petit Etat à avoir jamais occupé un siège au Conseil de sécurité.

Jusqu'à la candidature surprise jeudi du Salvador, qui souligne dans une lettre «attacher une grande importance au travail du Conseil de sécurité». «Le Salvador joue un rôle significatif en matière de paix et de sécurité internationales», ajoute la lettre, en demandant le soutien de «tous les Etats membres» pour sa candidature.

«Mal conseillé»

Selon plusieurs diplomates, il est toutefois peu envisageable que le groupe de l'Amérique latine et des Caraïbes se déjuge et ne soutienne plus la candidature de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, dont l'éventuel futur mandat devrait être marqué par le combat contre le réchauffement de la planète et les dévastations causées par les ouragans notamment dans les Caraïbes.

L'annonce du Salvador «nous a pris par surprise», indique un diplomate sud-américain. Ce pays risque «l'échec» et le nouveau et jeune président du Salvador, Nayib Bukele, qui a pris ses fonctions le 1er juin, «a été bien mal conseillé», estime un autre diplomate, en parlant aussi de «surprise».

La prise de fonctions des cinq nouveaux membres permanents qui seront élus vendredi est prévue le 1er janvier. Pour l'emporter, un candidat doit recueillir au moins les deux tiers des votes de l'Assemblée générale de l'ONU, soit 129 votes requis sur les 193 membres s'ils votent tous.

ats

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