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AllemagneSelon Scholz, Berlin doit arrêter de faire la leçon

Le futur ministre allemand des finances se livre dans la presse allemande ce samedi. Il revient entre autres sur les relations économiques entre l'Allemagne et les autres pays européens.

Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)
Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)
AFP
Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)
Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)
AFP
German Chancellor Angela Merkel, head of the Christian Democratic Party CDU, is greeted by her her challenger Martin Schulz, head of the Social Democratic Party SPD, prior to a TV talk of the party leaders in Berlin, Germany, Sunday, Sept. 24, 2017, after the German parliament elections. (AP Photo/Gero Breloer, pool)
German Chancellor Angela Merkel, head of the Christian Democratic Party CDU, is greeted by her her challenger Martin Schulz, head of the Social Democratic Party SPD, prior to a TV talk of the party leaders in Berlin, Germany, Sunday, Sept. 24, 2017, after the German parliament elections. (AP Photo/Gero Breloer, pool)
Keystone
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L'Allemagne doit cesser de donner des leçons budgétaires aux autres pays européens.

C'est le credo défendu par le futur ministre allemand des finances Olaf Scholz dans une interview publiée samedi.

Le social-démocrate, qui devrait être le prochain occupant pour ce dicastère dans le gouvernement d'Angela Merkel, estime que Berlin «ne doit pas dicter aux autres Etats européens comment ils devraient se développer». Il a fait cet aveu dans le magazine Der Spiegel.

«Des erreurs ont certainement été commises dans le passé», a-t-il ajouté, allusion claire à la position très rigoriste adoptée par le conservateur Wolfgang Schäuble, gardien de l'orthodoxie budgétaire dans son pays et en Europe. M. Schaüble est resté pour de nombreux pays européens comme celui qui tenta d'exclure la Grèce de la zone euro au pire de la crise de la dette.

La décision de céder le fauteuil de futur ministre des finances à la gauche fait grincer des dents outre-Rhin. Certains craignent de voir le futur ministre du SPD lâcher la bride sur le contrôle de la dette.

M. Scholz assure toutefois que son parti va rester attaché à l'équilibre budgétaire de l'Etat fédéral. «Les sociaux-démocrates veulent des finances solides», a déclaré celui qui est encore à ce jour maire de Hambourg.

Nouvelle dette à bannir

L'accord de coalition prévoit une manne de 46 milliards d'euros pour des investissements dans l'économie et le social, mais l'Allemagne pourrait être encouragée à dépenser davantage compte tenu de sa santé économique et sous la pression de ses partenaires européens.

Le budget global de l'Etat fédéral va représenter quelque 1400 milliards d'euros de dépenses au cours des quatre prochaines années, a rappelé M. Scholz dans le magazine. La marge de manoeuvre pour dépenser va davantage «dépendre d'une croissance supplémentaire et des recettes fiscales qui en découlent», a-t-il déclaré.

L'accord de coalition obtenu mercredi à l'arraché stipule que les partis partenaires au gouvernement s'entendent sur «l'objectif d'un budget équilibré sans nouvelle dette et en conformité avec les exigences de la Constitution».

ats

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