Passer au contenu principal

ProspectiveQui sera le second président noir des Etats-Unis?

Alors que se prépare à Washington la cérémonie d'investiture de Barack Obama pour son second mandat, les gazettes américaines se demandent déjà quel candidat afro-américain pourra lui succéder dans quatre ans.

Il occupe le siège de gouverneur.
Il occupe le siège de gouverneur.
Keystone
Il a été appelé pour remplacer le siège laissé vacant par le sénateur Jim DeMint.
Il a été appelé pour remplacer le siège laissé vacant par le sénateur Jim DeMint.
Keystone
Il figure parmi les représentants en vue de la communauté hispanique pour la présidentielle de 2016.
Il figure parmi les représentants en vue de la communauté hispanique pour la présidentielle de 2016.
Keystone
1 / 6

Après avoir prêté serment hier à la Maison Blanche, Barack Obama assistera ce soir à la cérémonie publique inaugurant officiellement son second mandat présidentiel.

Cette cérémonie rappellera celle de 2008, historique, qui marquait l'élection du premier président noir des Etats-Unis. Elle est aussi l'occasion pour le Washington Post de s'interroger sur l'ère post-Obama.

«Il n'y a pas eu beaucoup d'émulations dans l'ombre de Barack Obama», constate Cornell Belcher, un enquêteur impliqué dans la campagne présidentielle de 2008. Il serait encore difficile pour un afro-américain de se faire élire à un poste étatique tel que celui de gouverneur ou de sénateur. Une étape obligatoire avant d'envisager la présidence.

Deux noms

Obama a été élu avec un large panel de votes. Il serait toutefois une exception, car la race est toujours un enjeu dans les urnes aux Etats-Unis: la plupart des élus afro-américains restent majoritairement élus par des citoyens noirs.

Seuls deux sièges du gouvernement américain sont ainsi actuellement occupés par des politiciens noirs. Le premier revient à Deval L. Patrick, gouverneur démocrate du Massachusetts à la Chambre des représentants. Ce dernier a fait savoir qu'il ne comptait pas se lancer dans la campagne présidentielle de 2016. Le second siège est incarné par Tim Scott, sénateur républicain pour la Caroline du Sud, à qui on a en réalité demandé de remplir un poste laissé vacant.

Colin et Condie

D'autres candidats, issus de précédentes administrations, sont évoqués. Parmi eux figurent deux ex-secrétaires d'Etat sous l'ère George W. Bush, Colin Powell et Condoleezza Rice. Tous deux nient nourrir une quelconque ambition présidentielle.

Parmi les maires circule le nom de Cory Booker. Ce démocrate achève son second mandat à la tête de Newark, la plus grande ville du New Jersey. Booker a déposé une candidature pour devenir sénateur en 2014. Un poste qui avait propulsé Barack Obama sur le devant de la scène en 2008. Mais là encore, la question de la race fait débat, certains reprochant au maire de ne pas être «assez noir».

Femme ou latino

Des voix murmurent que le parti démocrate risque toutefois de privilégier une candidature féminine et blanche en 2016, souligne le Washington Post. Ou alors, un politicien issu de la communauté hispanique. Du côté républicain, le quarantenaire Marco Rubio, sénateur de Floride, passe ainsi pour présidentiable.

Mais le constat est bel et bien là: l'élection de Barack Obama n'a pas eu les effets escomptés auprès des politiciens issus des minorités raciales aux Etats-Unis.

Il faudra donc attendre. L' évolution démographique du pays annonce ces prochaines années une augmentation significative des minorités hispaniques, afro-américaines et asiatiques. Celle-ci devrait faire fléchir la domination des politiciens blancs au cours des deux prochaines décennies, prévient un démographe. Les électeurs blancs deviendront même minoritaires dans certains Etats. Ce changement devrait influencer au final les a priori des votants sur la race, souligne l'expert en guise de conclusion.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.