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Corée du NordLe séisme n'est pas dû à un test nucléaire

Les secousses enregistrées samedi ont donné à penser que Pyongyang avait effectué un nouvel essai nucléaire. Il n'en est rien.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)
Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)
Keystone
La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)
La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)
AFP
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promis de nouveaux lancements de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017)
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promis de nouveaux lancements de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017)
DR/Rodong Sinmun
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Le séisme de magnitude 3,5, survenu en Corée du Nord samedi près de son site d'essais nucléaires, n'était pas le résultat d'un nouveau test nucléaire, a annoncé le service sismique chinois CENC. Il avait évoqué dans un premier temps une possible «explosion».

L'étude des données ultrasoniques a permis de déterminer «que l'incident n'est pas une explosion nucléaire, mais présente les caractéristiques d'un séisme naturel», a déclaré tard dans la soirée le CENC.

Un «effondrement décalé»

L'académie chinoise des sciences a également publié un rapport expliquant que le tremblement de terre était vraisemblablement un «effondrement décalé». Elle fait ainsi écho aux hypothèses avancées par des spécialistes internationaux, selon qui, il s'agissait d'une réplique probable après le sixième test nucléaire mené par Pyongyang le 3 septembre.

Ce test, le plus puissant jamais mené par la Corée du Nord, avait provoqué une secousse de magnitude 6,3, ressentie jusqu'en Chine. Pyongyang avait affirmé avoir testé avec succès une bombe à hydrogène.

Les spécialistes avaient estimé que l'énergie dégagée s'était élevée à 250 kilotonnes, soit 16 fois la puissance de la bombe qui avait rasé Hiroshima en 1945.

Tensions importantes

Les tensions autour des programmes militaires interdits de la Corée du Nord atteignent des sommets depuis ces dernières semaines. Des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes samedi pour envoyer un «message clair».

Dans la soirée, le président américain Donald Trump a déclaré sur Twitter que le ministre nord-coréen des affaires étrangères et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «ne seraient plus là pour très longtemps», si le premier se faisait l'écho des visées de «Little Rocket Man».

Équilibre des forces

Le ministre nord-coréen avait déclaré à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, que «l'objectif ultime» de la Corée du Nord était de parvenir à un équilibre des forces avec les Etats-Unis. Il avait ajouté que Donald Trump avait commis une «faute irréversible» en surnommant «Rocket Man» Kim Jong-un et avait rendu «encore plus inévitable» la «venue de nos fusées sur l'ensemble du territoire continental des Etats-Unis».

Loin de s'embarrasser de précautions quant à ce qualificatif, le président américain a répété la formule samedi soir sur Twitter.

ats

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