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Le «shutdown» levé, Donald Trump est libre de venir à Davos

Les démocrates ont accepté lundi un accord mettant fin à la fermeture du gouvernement qui bloquait le président à Washington.

Le blocage du gouvernement derrière lui, Donald Trump peut se remettre en marche et préparer son voyage pour Davos.
Le blocage du gouvernement derrière lui, Donald Trump peut se remettre en marche et préparer son voyage pour Davos.
Reuters

Les sénateurs ont voté lundi sur le coup de midi à Washington à une large majorité pour la réouverture du gouvernement américain. Au troisième jour du «shutdown», Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au Sénat, a annoncé avoir trouvé un accord avec la majorité républicaine pour financer l’Administration fédérale en échange de l’assurance des conservateurs de se pencher d’ici au début du mois prochain sur le sort de quelque 800 000 jeunes immigrés menacés de renvoi des États-Unis par une décision de Donald Trump en septembre de l’année dernière.

Donald Trump est désormais en mesure de venir à Davos en fin de semaine (lire ci-dessous). Mais le président américain semble avoir souffert politiquement de la crise à Washington après avoir essuyé les critiques aussi bien de l’opposition démocrate que de certains élus de son propre parti républicain. Aussi, le chef d’État du pays le plus puissant du monde rencontre ses homologues internationaux, dont l’Allemande Angela Merkel et le Français Emmanuel Macron, dans une configuration tout à fait inédite. Retour sur la levée de ce «shut­down» qui change la donne. A Washington, au terme de 60 heures chaotiques, le projet de loi permettant la réouverture du gouvernement et son financement jusqu’au 8 février a recueilli 81 voix en sa faveur au Sénat. Seuls 18 élus de la Chambre haute du Congrès s’y sont opposés. Parmi eux, on retrouve 2 républicains et 16 démocrates appartenant à l’aile progressiste de leur parti.

Ils ont «baissé pavillon»

L’entourage de Donald Trump a aussitôt affirmé que les démocrates avaient «baissé pavillon» comme l’a affirmé sur CNN Raj Shah, un porte-parole de la Maison-Blanche. Celui-ci a aussi assuré que Donald Trump ne signerait pas un projet de loi ressemblant au compromis sur l’immigration qu’avaient élaboré Dick Durbin, un élu démocrate de l’Illinois, et Lindsey Graham, un sénateur républicain de Caroline du Sud. Ce compromis permettrait à quelque 800 000 «Dreamers» (rêveurs), des jeunes immigrés entrés illégalement aux États-Unis avec leurs parents il y a des années, d’obtenir des papiers comme c’était le cas pendant la présidence de Barack Obama. Le 5 septembre 2017, Donald Trump avait mis fin au programme de son prédécesseur et placé ces jeunes sous la menace d’un renvoi.

Le recul de l’opposition démocrate lundi a été fustigé par la gauche du parti. «La semaine dernière, nous étions ravis lorsque les démocrates se sont battus pour les valeurs progressistes», a affirmé Frank Sharry, le directeur d’America’s Voice, une alliance de groupes progressistes à Washington. «Aujourd’hui, je suis au bord des larmes à cause de ma déception et de ma colère que les démocrates aient battu en retraite».

Pas si simple

Le tableau est néanmoins nettement plus complexe que celui dépeint par la Maison-Blanche. L’image de Donald Trump a souffert du «shutdown». Le républicain Lindsey Graham a suggéré que le président était malléable dans le dossier de l’immigration. «Son instinct est le bon dans cette affaire», a affirmé Lindsey Graham. «Je crois qu’il a une bonne compréhension ce qui peut passer, mais à chaque fois que nous avons une proposition, elle est contrecarrée par des membres de son staff». Le sénateur conservateur a vertement critiqué Stephen Miller, un conseiller de la Maison-Blanche: «Tant que Stephen Miller sera responsable des négociations sur l’immigration, nous ne ferons pas de progrès. Il est aberrant depuis des années.»

Les démocrates ont aussi décrit un président influençable et inconstant ces derniers jours. Chuck Schumer l’a même comparé à de la gélatine et a souligné qu’il avait été absent pendant la crise du «shut­down».

Sondages défavorables

Donald Trump continue de souffrir dans les sondages et ne recueille que 36% d’avis favorables, selon un dernier sondage ABC/Washington Poll. Les Américains sont aussi divisés sur sa stabilité mentale tout comme ils le sont sur la responsabilité du «shutdown». Les 41% d’entre eux estiment que les républicains sont à l’origine de la crise politique qui a paralysé Washington pendant 3 jours, selon un autre sondage Politico. 36% blâment les démocrates.

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