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Etats-UnisWashington détaille les projets de Soleimani

Selon Trump et Pompeo, le général iranien Soleimani planifiait l'attaque d'au moins quatre ambassades américaines.

Le président américain Donald Trump a opposé mercredi son veto à une résolution adoptée par la Congrès visant à limiter son champ d'action militaire contre l'Iran. (6 mai 2020)
Le président américain Donald Trump a opposé mercredi son veto à une résolution adoptée par la Congrès visant à limiter son champ d'action militaire contre l'Iran. (6 mai 2020)
AFP
Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak. (Mercredi 1 avril 2020)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak. (Mercredi 1 avril 2020)
AFP
L'autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis (à droite) véritable chef opérationnel du Hachd et lieutenant du général Soleimani pour l'Irak depuis des décennies.
L'autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis (à droite) véritable chef opérationnel du Hachd et lieutenant du général Soleimani pour l'Irak depuis des décennies.
AFP
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Les Etats-Unis ont dévoilé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran. Ils ont également défendu l'élimination du général Qassem Soleimani dans un tir de drone à Bagdad, affirmant qu'il envisageait de frapper quatre ambassades américaines.

Deux jours après le discours de Donald Trump écartant une réponse militaire et éloignant - pour l'heure - le spectre d'une guerre, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a annoncé des sanctions visant huit hauts responsables de la République islamique. Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, fait partie des personnalités visées.

Interrogé sur le manque de lisibilité de la stratégie américaine, il s'est dit confiant «à 100%» dans le fait que les sanctions économiques fonctionnent.

«Il ne fait aucun doute qu'en coupant les finances au régime, nous avons un impact», a-t-il avancé, affirmant que l'Iran avait été privé de «dizaines de milliards de dollars» qu'ils auraient pu utiliser pour «des activités terroristes dans toute la région».

Secteur industriel visé

L'administration Trump a par ailleurs visé le secteur industriel iranien: 17 producteurs de métaux et sociétés minières iraniens, un réseau de trois entités basées en Chine et aux Seychelles et un navire impliqué dans l'achat, la vente et le transfert de produits métalliques iraniens.

Après une série de déclarations parfois confuses sur la nature exacte des projets de Qassem Soleimani, éliminé vendredi dernier à Bagdad, les Etats-Unis se sont fait plus précis.

Le puissant général iranien prévoyait des attaques contre «des infrastructures américaines, dont des ambassades américaines, des bases militaires, des installations américaines à travers la région», a détaillé Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine.

Incité sur Fox News à se montrer plus précis, le président américain a pour la première fois avancé un chiffre. «Je peux révéler que je pense que quatre ambassades auraient été concernées», a-t-il affirmé, indiquant simplement que celle de Bagdad aurait «probablement» fait partie des cibles.

Pas de détails

Pressé de questions, M. Pompeo est resté évasif sur les éléments concrets qui auraient été fournis par les agences de renseignement américaines. «Cela aurait eu lieu. Des vies américaines étaient en danger. Et nous aurions fait preuve de négligence (...) si nous n'avions pas recommandé au président de passer à l'acte sur Qassem Soleimani.»

En meeting de campagne dans l'Ohio jeudi soir, Donald Trump a longuement vanté sa décision d'éliminer le général iranien.

A la tête de la Force Qods, en charge des opérations extérieures de l'Iran, ce dernier avait bâti un large réseau d'influence au Moyen-Orient fait de milices chiites en Irak, au Liban, en Syrie et au Yémen.

«La semaine dernière, les Etats-Unis ont une nouvelle fois agi de façon courageuse et décisive pour sauver des vies américaines», a lancé le milliardaire républicain qui espère être réélu en novembre pour un deuxième mandat de quatre ans.

Crainte de fuites

Il a aussi longuement justifié sa décision de ne pas avoir consulté ou informé le Congrès préalablement, affirmant que les élus démocrates auraient immédiatement fait fuiter l'information.

«Il nous fallait trancher, nous n'avions pas le temps d'appeler Nancy (Pelosi) dont le cerveau fonctionne par intermittence», a-t-il lancé, moqueur, en évoquant la présidente démocrate de la Chambre des représentants.

AFP

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