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Sommet à Istanbul sur le conflit en Syrie

Macron, Merkel, Poutine et Erdogan se pencheront sur la crise en Syrie à l'occasion d'un sommet le 27 octobre à Istanbul.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
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Les quatre dirigeants se retrouveront la semaine prochaine en Turquie pour évoquer «le processus politique» censé aboutir à un règlement du conflit syrien.

Emmanuel Macron a fait savoir ce vendredi en fin de matinée qu'il se rendra au sommet d'Istanbul, sauf si une offensive militaire devait avoir lieu avant à Idleb, bastion insurgé et djihadiste que Damas veut reconquérir, a indiqué la présidence française.

«La France participera au sommet sauf en cas d'offensive militaire à Idleb. Nous estimerons alors que les conditions ne sont pas réunies pour que le sommet se tienne», a indiqué l'Elysée.

La situation à Idleb, dernier grand bastion de l'opposition en Syrie, sera au centre des discussions, a précisé le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin. La Russie, alliée du président syrien Bachar el-Assad, et la Turquie, parrain des rebelles, ont scellé le 17 septembre un accord portant sur l'instauration d'une zone «démilitarisée» séparant les territoires insurgés d'Idleb des secteurs avoisinants tenus par Damas.

Le délai officiel pour la création de cette zone tampon est arrivé à échéance lundi. Les deux puissances se sont montrées optimistes, même si sur le terrain certaines dispositions de l'accord n'ont pas été respectées. Moscou et Ankara ont en effet donné un délai supplémentaire aux djihadistes de la province d'Idleb pour quitter la zone démilitarisée.

M. Erdogan avait indiqué cet été qu'un sommet à quatre était prévu pour début septembre, mais il n'avait pas eu lieu. Des collaborateurs des quatre dirigeants s'étaient en revanche réunis à Istanbul le 14 septembre pour préparer un futur sommet.

«La France entend prioritairement favoriser le maintien du cessez-le-feu dans la province d'Idleb afin d'éviter une catastrophe humanitaire et une nouvelle vague massive de réfugiés», a indiqué une source à la présidence française. «Paris s'active aussi pour le lancement effectif d'un processus politique inclusif». «Ces deux objectifs seront au centre des discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernement».

Russie partenaire, selon Merkel

A Berlin, une porte-parole de Mme Merkel a également confirmé la tenue du sommet à quatre. «Au-delà de la situation à Idleb, il sera question de la poursuite du processus politique sous l'égide de l'ONU, en particulier du début des travaux d'une commission sur la Constitution», a dit Martina Fietz.

Selon elle, Mme Merkel «veut, autant que possible, travailler à un processus de stabilisation de la Syrie et elle voit en la Russie, en tant qu'alliée du régime d'Assad, un partenaire qui a une responsabilité toute particulière». «Nous tablons sur le fait que nous pourrons faire des progrès en vue d'une stabilisation de la Syrie, tout en sachant que ce processus sera très compliqué et durera des années», a-t-elle poursuivi.

Conditions au retour des réfugiés

A Moscou, le Kremlin a confirmé dans un communiqué la présence de Vladimir Poutine au sommet. Et de préciser que les discussions porteraient sur les moyens «de faire avancer le processus de règlement politique en Syrie ainsi que sur d'autres mesures susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité et de créer les conditions propices au retour des réfugiés».

A Genève, un porte-parole du Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires a dit vendredi devant la presse que les Nations Unies «saluent toute tentative de trouver une solution pacifique» en Syrie.

(ats)

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