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Quand le sport réduit les travailleurs à l'esclavage

Un travailleur des JO de Sotchi s'est cousu la bouche lundi 28 octobre pour dénoncer ses conditions de travail qui sont aussi effroyables que sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar, où plus d'un ouvrier meurt par jour.

Sur le chantier du stade Al-Wakra, ici photographié il y a un an, un ouvrier est mort samedi 22 octobre 2016, sans que l'on ne connaisse ni les circonstances de son accident de travail, ni son âge, ni sa nationalité. C'est en tout cas le premier décès que les organisateurs du Mondial 2022 reconnaissent. (dimanche 23 octobre 2016).
Sur le chantier du stade Al-Wakra, ici photographié il y a un an, un ouvrier est mort samedi 22 octobre 2016, sans que l'on ne connaisse ni les circonstances de son accident de travail, ni son âge, ni sa nationalité. C'est en tout cas le premier décès que les organisateurs du Mondial 2022 reconnaissent. (dimanche 23 octobre 2016).
Keystone
Empêchés d'effectuer «une visite inopinée» d'un chantier, les syndicalistes (photo) ont renoncé à une autre visite, prévue à leur programme (9 octobre 2013) au Qatar. Les révélations du quotidien britannique The Guardian le 25 septembre 2013, dont l'enquête est résumée ici dans un petit film de moins de 10 minutes sont édifiantes: plus d'un ouvrier meurt chaque jour sur les chantiers olympiques du Qatar.
Empêchés d'effectuer «une visite inopinée» d'un chantier, les syndicalistes (photo) ont renoncé à une autre visite, prévue à leur programme (9 octobre 2013) au Qatar. Les révélations du quotidien britannique The Guardian le 25 septembre 2013, dont l'enquête est résumée ici dans un petit film de moins de 10 minutes sont édifiantes: plus d'un ouvrier meurt chaque jour sur les chantiers olympiques du Qatar.
AFP
Vue intérieure du Dôme de glace prévu pour les JO de Sotchi en 2014.
Vue intérieure du Dôme de glace prévu pour les JO de Sotchi en 2014.
Keystone
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Il s'est cousu la bouche en signe de protestation. Mais le geste de cet ouvrier originaire du Caucase, venu travailler sur les chantiers des Jeux Olympiques à Sotchi, est aussi une métaphore: «Marche ou crève!», résumerait bien son propos, corroboré par une septantaine d'autres travailleurs migrants interrogés par Human Rights Watch, qui dénonce des conditions de travail même pas dignes de Zola.

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