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Surveiller Assange coûte 13'700 francs par jour au Royaume-Uni

Depuis deux ans, les policiers britanniques assurent une présence permanente à l'extérieur de l'ambassade d'Equateur où s'est réfugié Julian Assange.

Si Julian Assange met un pied hors de l'ambassade, il peut être arrêté en vue d'une extradition vers la Suède.
Si Julian Assange met un pied hors de l'ambassade, il peut être arrêté en vue d'une extradition vers la Suède.
Keystone

La surveillance policière du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, retranché depuis deux ans à l'ambassade d'Equateur à Londres, coûte près de 13'700 francs (11'000 euros) par jour au contribuable britannique, a-t-on appris jeudi auprès de Scotland Yard.

Entre le 19 juin 2012, jour où le cyber-militant s'est réfugié à l'ambassade, et mai 2014, la surveillance a coûté 6,4 millions de livres (8 millions d'euros). Cette somme comprend notamment les salaires des policiers, heures supplémentaires incluses, ainsi que l'usage de véhicules, de bureaux et d'équipement informatique.

Depuis deux ans, les policiers assurent une présence permanente à l'extérieur de l'ambassade, située dans un immeuble de briques à quelques pas du magasin de luxe Harrods.

Risque d'extradition

Pour des «raisons de sécurité», Scotland Yard refuse de dire combien d'officiers sont affectés à la surveillance de l'Australien de 42 ans. Si Julian Assange mettait un pied hors de l'ambassade, il serait arrêté en vue d'une extradition vers la Suède qui le réclame à la suite d'accusations de viol et d'agressions sexuelles.

L'ancien hacker, qui clame son innocence, craint à terme d'être envoyé aux Etats-Unis et d'y être jugé pour la divulgation par WikiLeaks de centaines de milliers de documents secrets. «Nous comptons toujours sur l'Equateur pour aider à mettre un terme à la résidence difficile et coûteuse de M. Assange», avait déclaré mercredi un porte-parole du ministère britannique.

Mais le président d'Equateur, Rafael Correa, a déclaré mardi qu'Assange bénéficierait de la protection de son pays aussi longtemps qu'il le désirait et que l'Australien pouvait «rester dans l'ambassade autant de temps que nécessaire».

(AFP)

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