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Moyen-OrientSyrie: une enquête interne de l'ONU lancée

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a créé une commission pour enquêter sur des bombardements d'hôpitaux dans la région d'Idleb.

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
AFP
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
Keystone
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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annoncé vendredi avoir créé une commission d'enquête interne sur des bombardements d'hôpitaux en Syrie. Elle concerne les établissements ayant communiqué leurs coordonnées géographiques pour ne pas être ciblés.

Cette commission enquêtera «sur une série d'incidents survenus dans le nord-ouest de la Syrie» depuis l'établissement d'une zone de désescalade à Idleb le 17 septembre 2018 par la Russie et la Turquie, précise un communiqué de l'ONU.

Elle doit «établir les faits pour le secrétaire général», il ne s'agit pas «d'une enquête criminelle» et ses conclusions ne seront pas rendues publiques, a expliqué le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, sans pouvoir donner d'échéance à la remise du rapport de cette commission.

Antonio Guterres «exhorte toutes les parties concernées à apporter leur pleine coopération à la commission» qui débutera ses travaux le 30 septembre, ajoute le communiqué.

Expert suisse

L'instance sera dirigée par un général du Nigeria, Chikadibia Obiakor, et comprendra deux autres membres, Janet Lim de Singapour et Maria Santos Pais du Portugal. Deux experts les aideront, un général du Pérou, Fernando Ordonez, et un ancien responsable de la Croix-Rouge internationale, Pierre Ryter, de nationalité suisse.

Plusieurs dizaines d'installations médicales ayant des liens avec l'ONU ont été endommagées ou détruites par des bombardements depuis le printemps. La Russie a toujours démenti viser des installations civiles.

L'ONG Human Rights Watch a réclamé que la commission établisse «rapidement les responsabilités des attaques» et que ses conclusions soient rendues publiques.

Mécontentement russe

Fin juillet, dix membres du Conseil de sécurité (Allemagne, France, Belgique, Royaume-Uni, Etats-Unis, Indonésie, Koweït, Pérou, Pologne et République dominicaine) avaient réclamé une enquête à Antonio Guterres, une initiative qui avait provoqué la fureur de Moscou, selon des diplomates.

L'ambassadrice du Royaume-Uni à l'ONU, Karen Pierce, a salué la création de la commission. «Les développements dans les régions de Hama et d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie sont une répétition des tactiques militaires déjà utilisées par les forces syriennes à Alep et dans la Ghouta orientale», a-t-elle aussi dénoncé, en affirmant son soutien à la résolution en négociation à l'ONU pour réclamer un cessez-le-feu dans le nord-ouest.

Ce texte, porté par le Koweït, la Belgique et l'Allemagne, est en discussion depuis fin août. Selon des diplomates, qui envisagent un vote la semaine prochaine, la Russie, même si elle participe aux négociations, juge qu'une résolution n'est pas nécessaire alors qu'un cessez-le-feu a été décrété fin août par Damas et Moscou. La Russie veut aussi inclure des exceptions dans le texte pour les opérations «antiterroristes», contre l'avis des Occidentaux, selon les mêmes sources.

(ats)

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