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Syrie: plus d'un millier de victimes depuis avril

La Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a tiré le bilan devant la presse de sa première année en fonction.

Michelle Bachelet a dressé un portrait bien sombre pour sa première année comme Haute commissaire aux droits de l'homme.
Michelle Bachelet a dressé un portrait bien sombre pour sa première année comme Haute commissaire aux droits de l'homme.
Keystone

L'ONU a vérifié le décès de 1089 civils à Idleb et dans les zones proches de cette ville syrienne depuis la reprise des raids en avril. Mercredi à Genève, Michelle Bachelet a estimé ces chiffres «honteux». Elle a aussi critiqué la politique migratoire de Donald Trump.

Parmi les victimes récentes en Syrie, 1031 peuvent être attribuées aux bombardements menés par les forces gouvernementales et leurs alliés sur ces régions du nord-ouest du pays, a affirmé la Haute commissaire aux droits de l'homme devant la presse, un an après son entrée en fonctions. Autre inquiétude, plus de 50 infrastructures de santé ont été ciblées sur la même période.

Plus largement, Mme Bachelet a lancé un appel général à «renoncer à la violence» face aux nombreuses manifestations dans le monde, de Hong Kong au Cachemire. «Il y a un besoin désespéré de dialogue», a-t-elle expliqué à quelques jours du début lundi de la session du Conseil des droits de l'homme. Elle a demandé aux autorités de ces zones de discuter avec ceux qui exercent leurs droits.

Appel à Carrie Lam

A Hong Kong notamment, Michelle Bachelet est en contact avec la cheffe de l'exécutif local Carrie Lam qu'elle a encouragée à poursuivre une approche mesurée avec les protestataires. Si la majorité des manifestants sont pacifiques, elle se dit aussi «perturbée» par les attitudes qui pourraient provoquer une détérioration de la situation.

En Afrique, une équipe technique du Haut-commissariat se rendra dans la semaine au Cameroun pour évaluer la situation dans le nord et le sud-ouest du pays, théâtre depuis deux ans d'un conflit qui oppose les forces armées camerounaises à des séparatistes anglophones militant pour la création d'un Etat indépendant.

Le bureau de Mme Bachelet a aussi reçu récemment des accusations d'exécutions extrajudiciaires dans la lutte contre le terrorisme au Mali. La Haute Commissaire déplore aussi «le manque d'avancées» dans les poursuites pour violences sexuelles dans cette région.

Migrants aux Etats-Unis

Mme Bachelet est aussi inquiète par la situation des migrants qui tentent de rejoindre les Etats-Unis. Elle souhaite que le cas de chacun d'entre eux soit examiné avant un renvoi et conteste le scénario d'une modification des strictes limites en centres de rétention pour les enfants migrants.

L'administration de Donald Trump a annoncé récemment vouloir remettre en cause cette période maximale de vingt jours. Cette politique violerait les conventions internationales et le droit international, a affirmé la Haute commissaire qui s'est dite «vraiment inquiète» des délais des demandes d'asile qui peuvent prendre jusqu'à deux ans.

Violences policières au Brésil

Elle relève encore la réduction ces derniers mois de la marge de manoeuvre de la société civile au Brésil. Depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, les victimes de violences policières ont augmenté dans les grandes villes d'au moins 12% de janvier à juin par rapport à l'année précédente.

Mme Bachelet suit aussi avec «inquiétude» les violences contre les autochtones en Amazonie où un tiers des incendies récents ont eu lieu dans leurs territoires.

(ats)

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